Afrique du Sud : soutenir le moteur de la croissance

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Jasson Urbach – Le 10 février 2010. L’Afrique du Sud se rapproche rapidement d'un moment décisif à mesure que le ministre des Finances, Pravin Gordhan, prépare sa déclaration inaugurale sur le budget du 17 février. Dans sa présentation semestrielle de politique budgétaire du mois d’octobre dernier, M. Gordhan prévoyait un déficit budgétaire consolidé de 184 milliards de rands (soit 7,6% du PIB). Il déclarait qu'en 2008 les dépenses publiques étaient passées de 715 milliards de rands à 841 milliards de rands estimés en 2009, soit environ 35 % du PIB. En dépit du déclin attendu des recettes de 34 milliards de rands, la dépense publique de 127 milliards de rands (17,8% de plus qu'en 2008) a été budgétisée.

L'ensemble des besoins de financement de dépenses publiques par l’emprunt pour l’année fiscale 2009/10 est estimé à 285 milliards de rands, ce qui équivaut à 11,8% du PIB. Par comparaison à l'an dernier, les besoins de financement des dépenses publiques étaient juste de 89 milliards de rands. Sur la base de ces projections la part de la dette dans le PIB augmentera de 23% en Mars de l'année dernière à … 41% en Mars 2013. Les intérêts sur la dette publique passeront de 54 milliards de rands à près de 100 milliards de rands en 2013. M. Gordhan déclarait que le gouvernement Sud-Africain allait lever quelques 640 milliards de rands sous forme d’emprunts sur quatre ans. Sans surprise le niveau de la dette augmentera et les coûts du service de la dette avec. M. Gordhan a déclaré que, « Accroître l’endettement est la chose à faire ces temps-ci ».

Mais est-ce vrai? La raison simple pour laquelle les dépenses publiques échouent à mettre fin aux récessions est que chaque rand que le gouvernement "injecte" dans l'économie doit d'abord être taxé ou emprunté à l'économie. EN réalité aucun nouveau revenu et donc aucune nouvelle demande pour les biens et les services ne sont créés. L'argent est simplement redistribué des secteurs productifs de l'économie vers les secteurs non productifs. Le gouvernement ne peut pas créer de nouveau pouvoir d'achat à partir de rien. Ce n'est pas le gouvernement mais les entreprises qui créent des richesses et qui sont donc les moteurs de la croissance économique. L'opinion erronée selon laquelle la relance budgétaire est utile persiste parce que nous pouvons réellement voir les gens se mettre à travailler grâce aux fonds publics. Ce que nous ne pouvons pas voir ce sont les emplois qui auraient été créés ailleurs dans l'économie avec cet argent s’il n'avait pas été taxé ou emprunté par le gouvernement.

Considérant les taux élevés de pauvreté et de chômage de l’Afrique du Sud, certains peuvent se demander : « Comment le gouvernement soutiendra-t-il les 13 millions d'individus qui profitent actuellement des fruits du travail des autres ? » Le meilleur moyen d'améliorer les conditions de vie des pauvres n'est pas de taxer ceux qui produisent la richesse et de redistribuer tout simplement les recettes, mais de permettre aux gens de travailler, et mener ainsi des politiques qui favorisent la croissance économique. Comme l’a souligné le regretté Dr. Adrian Rogers : « Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant ». En Afrique du Sud, quand on combine tous les impôts, beaucoup de gens paient plus de 40%. Cela signifie que durant les cinq premiers mois de l'année, ils travaillent réellement pour soutenir quelqu'un d'autre. C’est seulement après le mois de mai qu’ils commencent à gagner un revenu pour subvenir à leurs besoins.

Des taux d'imposition marginaux élevés réduisent les incitations pour les entrepreneurs à risquer leur capital ou à sacrifier leur temps et leur énergie pour gagner des revenus plus élevés. Ils nuisent également à la capacité des individus à poursuivre leurs objectifs car ils conduisent à moins de revenus disponibles. Moins de revenu disponible signifie moins d'épargne ; moins d'épargne signifie moins de formation de capital ; moins de formation de capital est synonyme de baisse de la productivité du travail, et une moindre productivité du travail signifie une baisse des salaires réels.

Dans ce climat économique, le gouvernement comme les entreprises devraient se concentrer sur leurs activités fondamentales. Une partie des fonctions fondamentales du gouvernement est de s'assurer qu'il existe suffisamment de police, que les tribunaux sont impartiaux et efficaces, et que règne l’état de droit. La protection des droits de propriété est essentielle pour la croissance économique. Si les individus savent que leurs terres et leurs biens sont protégés, ils ont une incitation économique à s’activer et gagner leur vie.

Des taux élevés de criminalité augmentent le coût de faire des affaires de manière significative, car les entreprises sont obligées de consacrer des ressources pour protéger leurs employés et leurs biens. Ce genre d’« investissement » est pratiquement une perte sèche pour la société. Voilà de l'argent qui pourrait être investi de manière plus féconde pour accroître la productivité des entreprises et du pays. La criminalité dégrade également la qualité de vie de tous. Elle effraie les immigrants qualifiés et force certains travailleurs à quitter leur emploi, leur maison et leur pays pour s'installer ailleurs où il est plus sûr de vivre. En portant atteinte à la mobilité des individus, la criminalité décourage l'accumulation de capital humain et diminue ainsi les compétences disponibles du pays.

La protection du gouvernement est donc essentielle pour les individus et pour la création d'un environnement propice où les entreprises, grandes et petites, peuvent opérer. La redistribution de la richesse existante en taxant lourdement les individus productifs et les entreprises réduit toute incitation à produire des biens et services, et retarde la croissance. Le discours sur le budget va révéler si le gouvernement choisira de voir la redistribution ou la croissance économique comme sa principale priorité. L'histoire a démontré que c'est la croissance économique qui est la clé pour réduire la pauvreté.

Par Jasson Urbach est économiste à la Free Market Foundation.

Commentaires

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Merci de votre commentaire (ce n'est pas l'auteur qui répond mais le webguy).
1. Nous n'avons pas la même conception des maths visiblement.
2. "Donner" un emploi au gens, aucun problème : mais d'où vient l'argent ? Il a bien été pris quelque part, donc il y a eu une destruction de valeur pour permettre cet emploi. Pas de magie en la matière, sinon ça se saurait et "on" (l'État, la collectivité) pourrait créer des emplois à coup de baguette magique.
3. Vous avez raison de souligner que produire beaucoup ne signifie pas vendre beaucoup. C'est pour cela que les entrepreneurs doivent jauger au mieux leur marché. Ils peuvent faire des erreurs : c'est l'essence même du processus de marché - un processus d'essai-erreur-correction, dans lequel le capital se restructure en permanence par l'action entrepreneuriale pour coller au mieux des besoins. C'est aussi pour cela que la politique monétaire peut perturber leurs plans d'investissement avec des taux d'intérêt qui rendent artificiellement des projets à long terme rentables (voyez la théorie autrichienne du cycle, c'est assez intéressant comme type d'approche "structurelle").
La cupidité est un vilain défaut qui peut être "canalisé" par les procédures de marché, si tant est que les institutions en place favorisent des comportements responsables (ce qui ne signifie pas du tout "non cupide"). Nous sommes tous cupides, dans un système de marché, comme dans un système collectiviste. La différence dans le marché c'est que si on ne rend pas effectivement service, on est écarté de la compétition. C'est la nature responsabilisante de la discipline "pertes/profits". Si en revanche des autorités politiques vous permettent de vous exonérer de cette discipline, ou pire font la promotion de l'exonération de cette discipline (commme cela est au coeur de la crise actuelle), alors effectivement le système décentralisé fondé sur la responsabilité ne peut fonctionner correctement : la cupidité n'est plus canalisée.

Bonjour, Merci pour votre

Bonjour,
Merci pour votre retour.
Je pense que nous avons la même conception des maths, mais peut-être pas la même logique. Selon Adrian Rogers : « Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant » mais alors comment multiplier la richesse ? c’est peut-être : « Vous pouvez multiplier la richesse en la sommant »

Mais pour reprendre votre point (2) : d’où vient l’argent que vous additionnez pour multiplier la richesse ?

Si l’on suit cette logique : il faut bien la prendre quelque part ! J Mais où pensez-vous que l’on puisse la prendre ?? N’est-ce pas au détriment de « compétiteurs » qui vont additionner la richesse moins rapidement, moins efficacement ? (par ex. : la disparition des commerces de proximité au profit des hypermarchés etc…)

Au final de ce « processus de marché » : un processus d'essai-erreur-correction, dans lequel le capital se restructure en permanence par l'action entrepreneuriale pour coller au mieux des besoins sommer un maximum de richesse en en soustrayant à d’autres (cf. vases communiquant) se trouve un nombre croissant de personnes dans la pauvreté (cause de la « crise » actuelle)

A ce « jeu », qui gagne la compétition ? qui la perd ? qui gagne quand les règles sont de plus en plus souples ? (cf. concurrence libre et non faussée) : n’est ce pas le plus fort ? …
Alors pour être libre, il faut nécessairement se soustraire à l’exploitation (la discipline) du marché imposée par le plus fort, non ?
D’où cette question: pourquoi nommez-vous responsabilité le fait de « rendre service » (euphémisation de l’exploitation…) au plus fort ?? …

Vous dites, également, que cette course à la richesse, cette accumulation, cette compétition, permet à l’Homme de canaliser sa : ….. cupidité !! c'est-à-dire que : la cupidité canalise la cupidité !!!!!!

Ce site fait référence à un monde libre…. Il m’apparaît donc très suprenanant, voir dangereux que le webguy diffuse les idées inverses !

Cordialement,
Au plaisir de vous lire,

Nous n'avons pas pas la

Nous n'avons pas pas la même "logique" parce qu'il faut partir de la théorie de la valeur. C'est la source du raisonnement économique.

Le progrès économique vient de l'accroissement de valeur, c'est à dire de services rendus les uns aux autres. C'est pour cela que nous sommes plus riches qu'il y a cinquante ans etc. Quand vous employez quelqu'un pour produire effectivement de la valeur (c'est à dire que cette personne rapporte plus à la communauté que ce qu'elle ne lui coûte), il y a "véritable croissance" si l'on peut dire, et il y a un surplus de revenus créés. C'est un jeu à somme positive, qui explique le développement.

Par contre quand vous employez quelqu'un qui coûte plus que ce qu'il n'apporte à la communauté, il y a en réalité destruction de valeur. A court terme, on ne voit que le revenu distribué, mais on oublie ce qui ne se voit pas c'est à dire la valeur en réalité détruite  et les revenus noyés. C'est un jeu à somme nulle ou négative (ici).

Le processus de marché, qui n'est pas parfait contrairement à la caricature qui en est souvent faite, permet de manager au mieux le processus de cration de valeur. Car la discipline perte / profit permet de résoudre au plus près (mais pas parfaitement il est vrai) les problèmes de coordination impliqués par cette restructuration permanente du capital (ces problèmes de coordination consistent essentiellement en deux types de problèmes : d'incitation et d'information / connaissance.). Un entrepreneur "responsable" est celui qui va dans le sens du client. Un entrepreneur qui n'est pas responsable va à Bruxelles ou à Washington et demande que le contribuable le protège de son irresponsabilité.

Vous pouvez lire : Friedrich Hayek sur le rôle des prix etc qui éclaire vraiment bien le processus sur son aspect informationnel : http://www.unmondelibre.org/Bibliotheque?q=node/272 et en anglais Carl Menger (principles of economics) pour la valeur, Ludwig Lachman (capital and its structure)

Bonjour Webguy, Vous ne

Bonjour Webguy,
Vous ne semblez guère prêter attention à mon questionnement et mes interrogations, passons….

Passons également sur le fait que le progrès économique ne signifie pas obligatoirement progrès humain et examinons votre théorie de la valeur.
En raisonnant uniquement d’un point de vue économique votre théorie appelle deux questions :
-qui bénéficie du surplus de revenus crée ?
-sur quels critères pouvez-vous dire qu’une personne rapporte plus à la communauté que ce qu’elle coûte ?

Puisque le marché permet de manager au mieux le processus de création de valeur, le marché favorisera donc la personne qui rapporte plus à la communauté que ce qu'elle ne lui coûte. Le processus marché tendra donc in fine, et ce, pour augmenter la valeur, à faire baisser la part des salaires (gèle ou baisse des salaires, licenciements, CDD…) et à augmenter le travail fourni (cadence de travail, augmentation du temps de travail…). De ce fait, ce ne pas être un jeu à somme positive !
C’est pour cela que les patrons des grands groupes licencient ou délocalisent : ils suppriment/réduisent les coûts, ce que coûte la part « salaire » à l’entreprise et réorganisent l’effectif restant pour qu’il travaille autant voir plus. Ils font progresser la valeur par destruction du travail.

La valeur dont vous parlez n’en est pas une, car elle s’obtient par accaparement. Cette « valeur » qui dit rarement son nom s’habille de principes éthiques et économiques qui sonnent bien. Elle déteste qu’on la questionne, qu’on la regarde de plus près. La « valeur » dont parle votre théorie : c’est la cupidité, l’égoïsme.

Cordialement,

Le progrès économique

Le progrès économique permet le progrès humain. On peut en critiquer des aspects négatifs comme le consummérisme etc. j'en conviens. Mais tous les progrès tels que le recul de la faim, de la pauvreté, de l'espérance de vie, l'enrichissement progressif sont plutôt une bonne nouvelle me semble-t-il.

Les surplus de revenus créés bénéficient donc à tout le monde. Evidemment à certains plus que d'autres. Ceux qui sont plus dynamiques, qui lancent les projets etc. récupèrent plus que les "travailleurs".

Tout le processus de développement depuis quelques siècles, et surtout au 20°, démontre que le développement par le marché est un jeu à somme positive. Qui sont les pays exclus du développement ? ceux qui sont exclus du marché. Mais même plus simple : lorsque vous allez acheter votre baguette de pain le matin vous donnez 80 centimes contre la baguette parce que vous préférez la baguette aux 80 centimes, et que le boulanger préfère les 80 centimes à cette baguette : en échangeant chacun s'en trouve à meilleur compte, il y a eu création de valeur par l'échange, un jeu à somme positive.

Effectivement "le marché favorisera donc la personne qui rapporte plus à la communauté que ce qu'elle ne lui coûte":  si quelqu'un s'emploie à produire moins de valeur que ce qu'elle ne coûte, il y a destruction de valeur. Allez-vous investir dans une entreprise qui ne vend pas ? fabriquer des sandwichs que personne ne veut ? C'est la perte assurée : une destruction de valeur. Vos efforts et votre argent auraient pus être placés ailleurs, dans une entreprise qui crée effectivement de la valeur, c'est à dire qui génère plus que ce qu'elle ne consomme. 

Oui, il y a des délocalisations, oui il y a des villes qui souffrent parce qu'une usine ferme, oui il y a des gens qui restent sur le carreau. Et oui il y a des gars sans srcupule qui en profitent au passage. Mais il y a aussi des gens qui  se sortent de la pauvreté en Asie grâce à une nouvelle usine. Et qui en une génération constitueront un marché qui "nous" permettra d'être plus riches. Il y a aussi des gens pauvres ici qui peuvent obtenir leurs produits moins cher parce qu'ils sont importés d'Asie, et qui peuvent dégager alors des ressources pour acheter autre chose au boucher local, au maçon etc. ou épargne ce différentiel.

Le réel problème est pourquoi n'y a-t-il pas d'autres entreprises qui fleurissent dans d'autres secteurs quand une usine ferme. C'est le manque d'entreprise en France, le manque de dynamique entrepreneuriale qui fait que le relais n'est pas pris. La mondialisation c'est des délocalisations mais aussi des opportunités ! Le problème est que créer de la valeur par l'entreprise en France est compliqué. Je suis bien conscient des coûts fixes pour les travailleurs, géographiques, professionnels. Je ne nie pas que quand on a travaillé 30 ans à faire la même chose c'est difficile de de passer à autre chose. Mais peut-être que le problème français est là : ce formattage professionnel, qui vient du "diplôme", de la "spécialisation" etc.  Et surtout, les obstacles à la création d'entreprise. A creuser.

Bonjour WebGuy ! Tout ce que

Bonjour WebGuy !
Tout ce que vous décrivez est effectivement une bonne nouvelle, je suis d’accord avec vous. Mais comment tout cela (recul de la faim, de la pauvreté, de l'espérance de vie…) a-t-il pu se développer ? Puisque « Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant » ? Si les surplus de revenus créés bénéficient à tout le monde, il a bien fallu diviser la richesse, non ? Comment est-ce possible sinon ?

Les plus dynamiques dites-vous, vont bénéficier du surplus ? Tout le monde peut-il « lancer des projets » et donc être dynamique ? Pour lancer des projets, il est nécessaire d’avoir des moyens, des contacts, des connaissances… Avoir envie de se lancer d’un un projet est une condition nécessaire, mais très loin d’être suffisante.
Pourquoi récupèrent-ils plus que les « travailleurs » ? Ces derniers sont donc doublement pénalisés : petit salaire et grosses difficultés pour « lancer des projets ». Au bout du compte, les « travailleurs » sont donc volés parce que, ce sont eux qui mettent en application le projet, eux qui travaillent à sa réalisation, mais ce sont eux qui récupèrent le moins !

Les pays qui sont exclus du développement sont les pays qui sont contrôlés d’une façon ou d’une autre par un autre pays (coup d’État, mise en place de dictature, embargo…). C’est pays sont pillés, sans que leurs habitants puissent espérer un développement.

L’exemple de la baguette de pain est intéressant, car l’approche peut être étendue. Pour que le jeu à somme positive (par l’échange) se poursuive, il est donc nécessaire que les deux est la possibilité de continuer, non ? Car, que se passe-t-il quand les gens n’ont plus assez d’argent pour continuer le jeu, comme actuellement? Tout s’écroule. La seule façon de pérenniser et d’amplifier ce jeu est donc de toujours donner plus d’argent aux personnes tout en contrôlant les prix. Vous créez ainsi un cercle vertueux basé sur d’autres critères que l’argent c'est-à-dire la qualité de la réalisation, sur le travail bien fait, la créativité, sur les conditions de travail qui s’améliorent … qu’en pensez-vous ?
Il est néfaste de favoriser la personne qui rapporte plus à la communauté que ce qu'elle ne lui coûte ! Vous nous menez droit à la loi de la jungle, celle où la fin justifie les moyens : celle du plus fort !! Le marché valorise l’argent quelqu’en soit les moyens (délits d’initiés, abus de biens sociaux, pot de vin…). C’est ce qui se cache en arrière-fond du libéralisme/capitalisme et c’est pour cela que cette doctrine souhaite moins de règle. Pourquoi les règles seraient une contrainte si elles sont justes et équitables ?

Les délocalisations ne profitent qu’aux capitalistes, car ils délocalisent là où le coût du travail est le plus faible donc : fermeture d’usine en France et des gens exploités en Asie (qui ne sortent pas de la pauvreté). Ce phénomène alimente un cercle vicieux de baisse des salaires : comme le pouvoir d’achat des Français (car pas de distribution correcte des bénéfices) ne leurs permet pas d’acheter des produits français ils achètent made in china, beaucoup moins chers. Ce phénomène est général sur presque tous les produits, poulets du Mexique, fruits et légumes du bout du monde…
Le différentiel que « certains » peuvent épargner est donc basé sur l’exploitation d’une main-d'œuvre bon marché… sans scrupule dites-vous !

La dynamique entrepreneuriale ne peut se faire que si de nombreuses et de toujours plus nombreuses personnes peuvent créer en s’associant des jeus gagnant/gagnant. Mais pour cela il faut des …. moyens. Ces moyens vont permettre de créer des jeux à somme positive contrôlés. Il faut absolument qu’ils soient contrôlés (donc intervention de l’Etat par la voix démocratique) sinon ce sont les salaires qui au final chutent par la recherche effréné de profit, détruisant de fil en aiguille tous les autres jeux. Un jeu sans règle finalement, ce n’est pas un jeu.

Cordialement,

1." Tout ce que vous

1." Tout ce que vous décrivez est effectivement une bonne nouvelle, je suis
d’accord avec vous. Mais comment tout cela (recul de la faim, de la
pauvreté, de l'espérance de vie…) a-t-il pu se développer ? Puisque «
Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant » ? Si les
surplus de revenus créés bénéficient à tout le monde, il a bien fallu
diviser la richesse, non ? Comment est-ce possible sinon ?"
> Je ne comprends pas ce que vosu ne comprenez pas...

2. "Les plus dynamiques dites-vous, vont bénéficier du surplus ? Tout le
monde peut-il « lancer des projets » et donc être dynamique ? Pour
lancer des projets, il est nécessaire d’avoir des moyens, des contacts,
des connaissances… Avoir envie de se lancer d’un un projet est une
condition nécessaire, mais très loin d’être suffisante."
> Absolument

3. "Pourquoi récupèrent-ils plus que les « travailleurs » ? Ces derniers
sont donc doublement pénalisés : petit salaire et grosses difficultés
pour « lancer des projets ». Au bout du compte, les « travailleurs »
sont donc volés parce que, ce sont eux qui mettent en application le
projet, eux qui travaillent à sa réalisation, mais ce sont eux qui
récupèrent le moins !"
> Quand les entrepeneurs récupèrent plus que les travailleurs (ce qui est loin d'être toujours le cas dans les petites structures, croyez-moi) c'est que ce sont eux l'impulsion du projet, eux les meneurs. Je ne vois pas trop pourquoi on devrait les pénaliser. Vous dites que les travailleurs sont "volés". C'est à dire ? QU'ils signent consciemment un contrat de travail qui les spolie ? Ils sont stupides alors ? Je ne saisis pas.

4. "Les pays qui sont exclus du développement sont les pays qui sont
contrôlés d’une façon ou d’une autre par un autre pays (coup d’État,
mise en place de dictature, embargo…). C’est pays sont pillés, sans que
leurs habitants puissent espérer un développement."
> Absolument. Cf la Françafrique ou une partie de l'Amérique latine par les USA à une époque. Mais l'idéologie collectiviste antiéconomique est aussi une bonne recette contre le développement ! Des milliards d'individus l'ayant subie en témoignent.

5. "L’exemple de la baguette de pain est intéressant, car l’approche
peut être étendue. Pour que le jeu à somme positive (par l’échange) se
poursuive, il est donc nécessaire que les deux est la possibilité de
continuer, non ? Car, que se passe-t-il quand les gens n’ont plus assez
d’argent pour continuer le jeu, comme actuellement? Tout s’écroule. La
seule façon de pérenniser et d’amplifier ce jeu est donc de toujours
donner plus d’argent aux personnes tout en contrôlant les prix."
> Contrôler les prix ? Sur quelle base ? Avez-vous l'omniscience ? Les prix reflète les raretés, la réalité des raretés. COmment pouvez-vous savoir comment les fixer, comment les décréter ? Ce sont les vrais prix (libres donc) qui nous permettent (plus ou moins parfaitement) de nous coordoner par rapport à la réalité des raretés. J'ai l'impression que vous croyez , comme beaucoup de gens, que comme les prix sont un phénomène social, on peut en faire ce que l'on veut en usant du politique. C'est faux malheureusement. Lisez cet article tout à fait éclairant : http://www.unmondelibre.org/node/272
Sur les institutions telles que les prix lisez John Searle : The construction of social reality. Très intéressant pour saisir le rôle des institutions.

6. "Vous
créez ainsi un cercle vertueux basé sur d’autres critères que l’argent
c'est-à-dire la qualité de la réalisation, sur le travail bien fait, la
créativité, sur les conditions de travail qui s’améliorent … qu’en
pensez-vous ?"
> Qu'on a déjà essayé ! Et qu'on sait ce que ça a donné malheureusement...

7. "Il est néfaste de favoriser la personne qui rapporte plus à la
communauté que ce qu'elle ne lui coûte ! Vous nous menez droit à la loi
de la jungle, celle où la fin justifie les moyens : celle du plus fort
!! Le marché valorise l’argent quelqu’en soit les moyens (délits
d’initiés, abus de biens sociaux, pot de vin…). C’est ce qui se cache
en arrière-fond du libéralisme/capitalisme et c’est pour cela que cette
doctrine souhaite moins de règle. Pourquoi les règles seraient une
contrainte si elles sont justes et équitables ?

Les délocalisations ne profitent qu’aux capitalistes, car ils
délocalisent là où le coût du travail est le plus faible donc :
fermeture d’usine en France et des gens exploités en Asie (qui ne
sortent pas de la pauvreté). Ce phénomène alimente un cercle vicieux de
baisse des salaires : comme le pouvoir d’achat des Français (car pas de
distribution correcte des bénéfices) ne leurs permet pas d’acheter des
produits français ils achètent made in china, beaucoup moins chers. Ce
phénomène est général sur presque tous les produits, poulets du
Mexique, fruits et légumes du bout du monde…"
> Vous ne voyez que la partie sombre encore une fois. Voir http://www.unmondelibre.org/?q=node/249 ou http://www.unmondelibre.org/Ikenson_vanGelder_Chine_exportations_120210

8. "Le différentiel que « certains » peuvent épargner est donc basé sur
l’exploitation d’une main-d'œuvre bon marché… sans scrupule dites-vous !"
> Exploitation c'est vite dit. Quand ce sont des enfants, absolument. Mon grand-père travaillait dans les champs à 8 ans. Mais la plupart des asiatiques ne sont pas mécontents de travailler, notamment pour des multinationales où ils sont mieux payés que les boulots locaux, et avec des standards de travail plus élevés.

9. "La dynamique entrepreneuriale ne peut se faire que si de nombreuses
et de toujours plus nombreuses personnes peuvent créer en s’associant
des jeus gagnant/gagnant. Mais pour cela il faut des …. moyens."
>Oui.

10 "Ces
moyens vont permettre de créer des jeux à somme positive contrôlés. Il
faut absolument qu’ils soient contrôlés (donc intervention de l’Etat
par la voix démocratique) sinon ce sont les salaires qui au final
chutent par la recherche effréné de profit, détruisant de fil en
aiguille tous les autres jeux."
> La concurrence des deux côtés du marché du travail permet de freiner les ardeurs d'avidité des uns comme des autres. Malheureusement quand on fait tout pour empêcher des entreprises de se créer, effectivement le rapport de force se fait en faveur des moins nombreuses entreprises qui sont en place.

11. "Un jeu sans règle finalement, ce n’est
pas un jeu."
> Absolument. 

Cordialement,
Emmanuel Martin

1." Tout ce que vous

1." Tout ce que vous décrivez est effectivement une bonne nouvelle, je suis
d’accord avec vous. Mais comment tout cela (recul de la faim, de la
pauvreté, de l'espérance de vie…) a-t-il pu se développer ? Puisque «
Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant » ? Si les
surplus de revenus créés bénéficient à tout le monde, il a bien fallu
diviser la richesse, non ? Comment est-ce possible sinon ?"
E.M> Je ne comprends pas ce que vosu ne comprenez pas...

Rheteur9>comment le surplus peut-il profiter à « tout le monde » puisqu’on n’augmente pas la richesse en la divisant ? c’est à dire comment les gens sont-ils plus riches puisque selon votre phrase, on ne multiplie pas la richesse en la divisant ? c.a.d : comment à-t-on pû multiplier la richesse sans la diviser ?

2. "Les plus dynamiques dites-vous, vont bénéficier du surplus ? Tout le
monde peut-il « lancer des projets » et donc être dynamique ? Pour
lancer des projets, il est nécessaire d’avoir des moyens, des contacts,
des connaissances… Avoir envie de se lancer d’un un projet est une
condition nécessaire, mais très loin d’être suffisante."
E.M> Absolument

Rheteur9>non sommes donc inégaux in fine devant la possibilité de bénéficier du surplus !

3. "Pourquoi récupèrent-ils plus que les « travailleurs » ? Ces derniers
sont donc doublement pénalisés : petit salaire et grosses difficultés
pour « lancer des projets ». Au bout du compte, les « travailleurs »
sont donc volés parce que, ce sont eux qui mettent en application le
projet, eux qui travaillent à sa réalisation, mais ce sont eux qui
récupèrent le moins !"
E.M> Quand les entrepeneurs récupèrent plus que les travailleurs (ce qui est loin d'être toujours le cas dans les petites structures, croyez-moi) c'est que ce sont eux l'impulsion du projet, eux les meneurs. Je ne vois pas trop pourquoi on devrait les pénaliser. Vous dites que les travailleurs sont "volés". C'est à dire ? QU'ils signent consciemment un contrat de travail qui les spolie ? Ils sont stupides alors ? Je ne saisis pas.

Rheteur9>pourquoi « la tête » devrait avoir plus que les « mains » dans un projet ? Le fait d’être l’initiateur, le meneur ne peut justifier le fait d’empocher tous les bénéfices, pourquoi les «mains » du projet ne sont-elles pas valorisées à la même hauteur ? pour que le projet se fasse les deux sont necessaires.Le travailleur signe un contrat de travail mais avec 10% de chômage la marge de négociation est fortement réduite. Le travailleur sait qu’il se fait spolié car les bénéfices ne sont pas intégralement redistribués, cela signifie que les fruits de son travail sont parti à d’autres.
4. "Les pays qui sont exclus du développement sont les pays qui sont
contrôlés d’une façon ou d’une autre par un autre pays (coup d’État,
mise en place de dictature, embargo…). C’est pays sont pillés, sans que
leurs habitants puissent espérer un développement."
E.M> Absolument. Cf la Françafrique ou une partie de l'Amérique latine par les USA à une époque. Mais l'idéologie collectiviste antiéconomique est aussi une bonne recette contre le développement ! Des milliards d'individus l'ayant subie en témoignent.
Rheteur9> c’est qui ?

5. "L’exemple de la baguette de pain est intéressant, car l’approche
peut être étendue. Pour que le jeu à somme positive (par l’échange) se
poursuive, il est donc nécessaire que les deux est la possibilité de
continuer, non ? Car, que se passe-t-il quand les gens n’ont plus assez
d’argent pour continuer le jeu, comme actuellement? Tout s’écroule. La
seule façon de pérenniser et d’amplifier ce jeu est donc de toujours
donner plus d’argent aux personnes tout en contrôlant les prix."
E.M> Contrôler les prix ? Sur quelle base ? Avez-vous l'omniscience ? Les prix reflète les raretés, la réalité des raretés. COmment pouvez-vous savoir comment les fixer, comment les décréter ? Ce sont les vrais prix (libres donc) qui nous permettent (plus ou moins parfaitement) de nous coordoner par rapport à la réalité des raretés. J'ai l'impression que vous croyez , comme beaucoup de gens, que comme les prix sont un phénomène social, on peut en faire ce que l'on veut en usant du politique. C'est faux malheureusement. Lisez cet article tout à fait éclairant : http://www.unmondelibre.org/node/272
Sur les institutions telles que les prix lisez John Searle : The construction of social reality. Très intéressant pour saisir le rôle des institutions.
Rheteur9>Biensûr que l’on peut faire ce que l’on veut, encore heureux ;-) Il est possible d’influer sur la masse d’argent en circulation puisque c’est une invention humaine, du coup cela influence les prix. Si justement l’argent n’est pas capitalisé, vous aurez l’équivalent des biens en circulations. Si l’argent est sorti du circuit vous dérégler la mécanique.

6. "Vous
créez ainsi un cercle vertueux basé sur d’autres critères que l’argent
c'est-à-dire la qualité de la réalisation, sur le travail bien fait, la
créativité, sur les conditions de travail qui s’améliorent … qu’en
pensez-vous ?"
E.M> Qu'on a déjà essayé ! Et qu'on sait ce que ça a donné malheureusement...
Rheteur9>Euh…qui ça ?

7. "Il est néfaste de favoriser la personne qui rapporte plus à la
communauté que ce qu'elle ne lui coûte ! Vous nous menez droit à la loi
de la jungle, celle où la fin justifie les moyens : celle du plus fort
!! Le marché valorise l’argent quelqu’en soit les moyens (délits
d’initiés, abus de biens sociaux, pot de vin…). C’est ce qui se cache
en arrière-fond du libéralisme/capitalisme et c’est pour cela que cette
doctrine souhaite moins de règle. Pourquoi les règles seraient une
contrainte si elles sont justes et équitables ?
Les délocalisations ne profitent qu’aux capitalistes, car ils
délocalisent là où le coût du travail est le plus faible donc :
fermeture d’usine en France et des gens exploités en Asie (qui ne
sortent pas de la pauvreté). Ce phénomène alimente un cercle vicieux de
baisse des salaires : comme le pouvoir d’achat des Français (car pas de
distribution correcte des bénéfices) ne leurs permet pas d’acheter des
produits français ils achètent made in china, beaucoup moins chers. Ce
phénomène est général sur presque tous les produits, poulets du
Mexique, fruits et légumes du bout du monde…"
E.M> Vous ne voyez que la partie sombre encore une fois. Voir http://www.unmondelibre.org/?q=node/249 ou http://www.unmondelibre.org/Ikenson_vanGelder_Chine_exportations_120210
Rheteur9> je vais y aller…
8. "Le différentiel que « certains » peuvent épargner est donc basé sur
l’exploitation d’une main-d'œuvre bon marché… sans scrupule dites-vous !"
E.M> Exploitation c'est vite dit. Quand ce sont des enfants, absolument. Mon grand-père travaillait dans les champs à 8 ans. Mais la plupart des asiatiques ne sont pas mécontents de travailler, notamment pour des multinationales où ils sont mieux payés que les boulots locaux, et avec des standards de travail plus élevés.
Rheteur9>pourquoi ne gagne-t-il pas le même salaire que les occidentaux alors ?
9. "La dynamique entrepreneuriale ne peut se faire que si de nombreuses
et de toujours plus nombreuses personnes peuvent créer en s’associant
des jeus gagnant/gagnant. Mais pour cela il faut des …. moyens."
E.M>Oui.
Rheteur9>il faut donc diviser la richesse ou pas ? ;-)
10 "Ces
moyens vont permettre de créer des jeux à somme positive contrôlés. Il
faut absolument qu’ils soient contrôlés (donc intervention de l’Etat
par la voix démocratique) sinon ce sont les salaires qui au final
chutent par la recherche effréné de profit, détruisant de fil en
aiguille tous les autres jeux."
E.M> La concurrence des deux côtés du marché du travail permet de freiner les ardeurs d'avidité des uns comme des autres. Malheureusement quand on fait tout pour empêcher des entreprises de se créer, effectivement le rapport de force se fait en faveur des moins nombreuses entreprises qui sont en place.
Rheteur9>surtout du côté « demandeur d’emploi » car il y a un chômage énorme. Du coup les salaires n’augmentent pas et les jeux sont finalement détruits.

11. "Un jeu sans règle finalement, ce n’est
pas un jeu."
E.M> Absolument.
Rheteur9>les régles du jeu doivent-elles protéger les plus faible ?

Cordialement,

Bonjour, Merci pour votre

Bonjour,
Merci pour votre article. Quelques interrogations tout de même :
Selon Adrian Rogers : « Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant » Ce postulat est ridicule ! illustration : Je gagne 10 millions au loto, je les divise en 10 et en donne une part à 9 amis : j’ai augmenté la richesse en la divisant ! Moins de pauvres n’est ce pas ce que nous voulons ?

Permettre aux gens de travailler, c’est leur donner du travail et donc un salaire, c’est donc bien redistribuer la richesse !

Votre enchaînement « Moins de revenus disponible signifie moins d'épargne ; moins d'épargne signifie moins de formation de capital ; moins de formation de capital est synonyme de baisse de la productivité du travail, et une moindre productivité du travail signifie une baisse des salaires réels. » est faux.
Car ce n’est pas parce que vous produisez beaucoup que vous allez vendre beaucoup. Moins de formation de capital est synonyme de baisse des ventes (de la demande). Donc, pour augmenter la formation de capital, il faut augmenter….la demande. C’est le paradoxe du capitalisme….

Plus la demande globale baisse, c’est à dire plus les personnes sombrent dans la pauvreté et plus la criminalité augmente.

Pourquoi la redistribution des richesses serait un problème et pas la solution ?
Ce que l’Histoire nous enseigne, c’est que la cupidité de certains (l’intérêt particulier) est fortement nuisible à l’ensemble de la communauté (intérêt général).

Cordialement.
T9

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