Afrique : Abolir le mythe de la surpopulation
Ndaba Obadias – Le 6 septembre 2010. La politique de développement en Afrique suppose que « moins de population signifie davantage de développement ». Cette idée est née en Occident et a été répétée à plusieurs reprises par les dirigeants africains et les médias, à tel point que tout le monde semble l'accepter sans remettre en cause sa pertinence.
Récemment, l’Organisme de Coordination National pour la Population et le Développement (NCAPD) du Kenya a averti que « la population du Kenya s’accroît trop rapidement, et peut devenir intenable dans un futur proche ». Il s'agit d'une déclaration typique qui révèle la mentalité d'un grand nombre de personnes, en particulier les décideurs des pays en développement et de l’Afrique.
L'idée derrière cette déclaration est trop simpliste pour être valable : au moins il y a d’habitants dans un pays, au mieux le gouvernement peut prendre soin d’eux. Les êtres humains ont donc été réduits à ce que les gouvernements respectifs peuvent gérer, à une population « gérable ». En d'autres termes, les personnes sont perçues en termes de problèmes et de bouches à nourrir. Elles ne sont pas perçues comme des esprits capables de penser et d’innover pour un avenir meilleur.
Selon le rapport de l'ONU « La population mondiale en 2008 » il y a 170 habitants au kilomètre carré en Europe occidentale comparativement à 33 h/Km² en Afrique. Le Royaume-Uni par exemple, a 253 h/ Km² tandis que le Kenya a seulement 69 h/km².
Où est la surpopulation? En Afrique? Au Kenya? Même si la population de l'Afrique augmente de cinq fois par rapport à ce qu'elle est actuellement, les pays d'Europe occidentale comme la France, l'Allemagne ou la Suisse seront toujours davantage « surpeuplés » que les pays africains. Malgré ces chiffres, le mythe continue d’associer la taille de la population au développement en Afrique et dans d'autres régions en développement.
Ce qui est prêché aujourd’hui en Afrique l’a été à Hong Kong dans les années 1950, quand elle était encore pauvre. Les prévisions indiquaient qu’une Hong Kong surpeuplée sans ressources naturelles avait un avenir sombre. Un journal a même proclamé que le pays était « mourant ». Son gouvernement a déploré que « le problème de la croissance rapide de la population est au cœur des problèmes que connaît le pays ».
L'apocalypse prédite ne s'est jamais concrétisée. Au lieu de cela, Hong Kong a réalisé un miracle économique, et aujourd'hui, se targue d'une population de 7.026.400 d’habitants avec 6.460 habitants par km² (estimation de 2009). En outre, selon les estimations du FMI en 2009, le revenu par habitant y est de 42 748 $ US (soit le pays ayant le huitième revenu le plus élevé dans le monde, s'il est séparé de la Chine continentale). Pourtant, sa population a augmenté d'environ six fois par rapport à son niveau des années 1950, quand on disait qu’elle avait une population au-delà de sa capacité de prise en charge.
Il n'existe aucune relation entre la taille de la population et le développement. Quand les gens sont instruits et gagnent un revenu élevé, le développement authentique se produit. Cependant, aujourd'hui, on enseigne aux personnes analphabètes dans les villages à travers les pays en développement, par le biais des différents programmes financés par le gouvernement ou par des donateurs, que le contrôle des naissances est la voie vers le développement. On détourne malheureusement l’attention de là où il faudrait.
Lorsque les gens sont peuvent s’éduquer, bénéficient de sécurité, ont accès aux soins de santé de qualité permettant de réduire la mortalité infantile, et aux opportunités d'exercer leurs talents, ils feront des choix libres. Et comme l'histoire l’a montré ailleurs, leurs enfants pourront avoir accès à leurs besoins, leurs désirs, leurs espoirs et leurs rêves.
Cette mentalité de « gestion de la population » a détourné l'attention des questions plus urgentes comme l'éducation, les services de santé et le transfert de technologie qui pourraient relancer les économies des pays pauvres. Cela est facilement réalisé en associant croissance de la population avec d’autres problèmes , des pénuries alimentaires à la dégradation de l'environnement. Bien que la population mondiale ait plus que doublé depuis 1950, les disponibilités alimentaires ont plus que triplé au niveau mondial pendant la même période.
Dans les pays développés, la vie de chacun a été améliorée grâce à l'éducation et aux services de soins médicaux, et cela a été suivi par une tendance ou une préférence pour les familles de petite taille. En fait, le boom économique exige une importante main-d'œuvre pour décoller. Si les tendances actuelles se poursuivent, l'Afrique peut se retrouver avec une croissance démographique négative. Si cela se produit, l'Afrique aura le double problème d'une main d’œuvre réduite et du sous-développement.
Ndaba Obadias, est le Directeur Régional de l'Alliance Mondiale des Jeunes d'Afrique. Article publié originellement en anglais sur AfricanExecutive.com.












Commentaires
La population n'est pas le
La population n'est pas le résultat des décisions des états. La population est le fruit naturel des être humains. Les états et politiciens peuvent rêver d'agir sur ceci. J'y crois pas à leur pouvoir de donner la vie ou pas.
Réponse par Obadias Ndaba
Réponse par Obadias Ndaba à la critique ( http://www.unmondelibre.org/node/967 ) adressée à mon article (http://www.unmondelibre.org/Obadias_surpopulation_060910)
Merci pour votre commentaire. Je dois commencer en rappelant la thèse de mon article, que votre réponse semble ne pas avoir bien compris. Elle est que moins de personnes ou le contrôle de la population ne conduit pas au développement. Les obstacles au développement ne sont pas les êtres humains et il est erroné de les considérer comme des obstacles, ils sont la plus grande ressource pour le développement et les solutions à vos prédictions sur l'environnement.
Le contrôle de la population n'est pas un moyen durable de développement. Il existe de nombreux autres problèmes pressants tels que l'éducation de qualité et des services de soins de santé qui, s’ils étaient traités en priorité et résolus, conduiraient à un développement durable et résoudraient de nombreux problèmes comme la pauvreté, la démographie et la pression sur l’environnement.
Les décideurs politiques et acteurs du développement devraient rechercher et encourager des programmes qui aident les pauvres à devenir des agents de leur propre développement, à travers l'éducation et la culture de l’autonomie des personnes à faire les choix appropriés dans leurs vies.
J'ai remarqué dans vos commentaires quelques affirmations que j’aimerais discuter brièvement.
Mon premier point concerne la production alimentaire en Europe et en Afrique. L’Europe, malgré sa population de 170 habitants au kilomètre carré, peut produire plus de nourriture par habitant que l’Afrique, qui compte 33 habitants au kilomètre carré. Il est bien connu que la "PAC" (Politique Agricole Commune) de l’Union Européenne impose des quotas sur la production de ses pays membres et paie les agriculteurs pour "ne pas produire trop”.
Les éleveurs européens par exemple, ne peuvent ni produire plus, ni faire évoluer leurs prix en fonction du marché. Ces limitations ont eu des conséquences choquantes, quand comme lors de la « crise du lait » en 2008-2009, les producteurs ont gaspillé et déversé leur lait dans les champs pour manifester leur mécontentement. Ces images ont fait le tour d’un monde où certains meurent encore de faim... Ici, on voit bien que le problème n’est pas le rapport entre densité de population et production, mais plutôt le choix la régulation des marchés, le choix des barrières commerciales et une distribution plus équitable.
Le second point concerne votre opinion que « L’Europe globalement possède un pourcentage de terres fertiles plus important que l'Afrique et peut mieux assurer la subsistance d’un grand nombre d’habitants ». Mais peut-être que l’Europe peut mieux assurer la subsistance d’un grand nombre d’habitants à cause de sa technologie avancée et ce malgré sa surface fortement peuplée .
Lorsque vous dites que « ’l’Afrique est occupée par les déserts (le Sahara pour l’essentiel et le désert de Namibie pour une moindre part). Comptabiliser la surface de ces territoires pour établir une densité de « population n’a guère de sens" », il n'y a pas de fondement ou de données existantes pour soutenir votre argument. Permettez-moi de vous donner les quelques statistiques récentes. Selon un rapport du MacKinsey Global Institute (Juin 2010), l'Afrique détient une part de 60% du montant total des terres incultes, arables (cultivables) au monde. L’Afrique a en moyenne un rendement de production de cultures de base inférieur à une tonne par hectare, contre une moyenne mondiale de 5 tonnes par hectare.
Pour des millions d'agriculteurs en Afrique, l'accès aux technologies de base pour les aider à augmenter la production alimentaire est un défi majeur et non la surpopulation. Aux Etats-Unis, les agriculteurs ne représentent que 1% de la population, mais ils continuent à nourrir le pays et à générer des excédents permettant de nourrir beaucoup plus de personnes à travers le monde. Mais les 70% de la population africaine travaillant dans l'agriculture ne peuvent pas se nourrir, et encore moins les 30% qui ne sont pas dans le giron de l'agriculture. Où est le véritable problème ici : accès aux technologies de production, manqué de bonnes politiques ou surpopulation?
Comme vous pouvez le voir avec ces statistiques, votre thèse que l’Afrique peine à nourrir son milliard d’habitants pour cause de surpopulation (et donc que plus d’habitants signifieront plus de misère), n’a pas de fondement réel. L'Afrique est incapable de nourrir sa population non pas en raison du manque de terres, mais en raison du manque de moyens et savoirs appropriés pour exploiter les terres et autres ressources. Ceci est le résultat de mauvaises politiques et problèmes de gouvernance sur le continent.
Venons-en à votre paragraphe sur la croissance, qui être la clef pour saisir votre argument économique. Selon vous, « un taux de croissance démographique excessif nuit à celui de l'économie, car cette dernière "ne peut pas suivre" ». Ici encore, vous semblez appliquer à une question réelle une explication insociable, comme le prouve l’analyse démographique des pays industrialisés.
En effet, la transition démographique connue en Europe entre le 18ème et le 20ème siècle a invalidé les fondements et résultats de la pensée de l’économiste John Malthus que vous réactualisez. La révolution industrielle a intégré en Europe la multiplication par trois de la population commencée au 17ème siècle, qui s’est naturellement suivi d’un changement des mœurs, des familles et d’une diminution du taux de natalité. C’est l’économie et le développement d’une société qui répond et agit comme stimulus aux défis démographiques, et non le capital humain qui doit être ajusté au capital financier ou industriel d’une société.
En conclusion, il est erroné de considérer la population (ou des franges de la population) comme un moyen ou une simple ressource pour le développement : l’homme est le fondement et le cœur vivant du développement économique et intégral d’une société. Si d’autres problèmes pressants comme l’éducation, les soins de santé et la gouvernance sont résolus sur le continent nous n’aurons pas de problème de surpopulation.
Pour finir la comparaison, l’exemple de l’Europe, dans sa différence, doit nous alerter. L’Europe fait face à un problème de sous population qui menace son économie. En même temps en Afrique, on prêche le contrôle de population comme un moyen sûr et durable de développement aux villageois qui ne savent pas lire. Si on résout ce même problème d’éducation et offre des opportunités à la population de s’épanouir, on aura résolu cette prétendue menace de surpopulation, comme l’histoire l’a montré.
Par Obadias Ndaba
Directeur pour l’Afrique de L’alliance Mondiale de la Jeunesse (World Youth Alliance)
Même avec une densité
Même avec une densité moyenne moins élevée qu'en Europe, l'Afrique est surpeuplée, car de vastes espaces ne s'y prêtent pas à la colonisation intensive ou à un peuplement dense : les déserts, les zones subdésertiques et arides du Sahel, la forêt équatoriale, etc. En revanche, ces endroits regorgent de minerais ou d'espéces rares , ils ne peuvent donc qu'être mis en valeur , à l'instar du modèle australien, que par des populations réduites mais ayant un haut niveau technique,un haut niveau d'éducation, un haut niveau de vie, et un système démocratique : tout le contraire de ce qui se passe en Afrique. Celle-ci, pour s'en sortir, devrait avoir la densité de l'Australie, donc moins de 100 millions d'habitants au lieu des près de 2 milliards actuels.
Mr Ndaba Obadias, Je suis de
Mr Ndaba Obadias,
Je suis de votre avis pour dire que la surpopulation ne defavorise pas le developpement en Afrique. L'Afrique doit encore multiplier ses enfants dans le contexte mondiale actuel et elle saura bien resister dans la modialisation car sa surpopulation constituera sa force et non sa faiblesse.Il est bon d'encourager les naissances en Afrique tout en ameliorant le secteur sanitaire et educationel. La surpopulation en Chine constitue la force motrice de sa puissance economique et non un handicap. Plus les Africains seront nombreux, plus nous auront des tetes pensantes,plus nous serons dynamiques.....L'Afrique a besion des bons encadreurs ou dirigeants, des bons plans et d'une forte population pour son developpement .
Laurent Bakulu
Mais dans quelle course
Mais dans quelle course folle ce texte propose-t-il de lancer l'Afrique ? Quand ce continent aura 2 milliards d'habitants (et sera sur le chemin de 4, car nous sommes actuellement sur une tendance de doublement tous les 40 ans) croit-on vraiment que les problèmes seront plus faciles à régler qu'aujourd'hui ?
Le monde va bientôt manquer d'énergies fossiles qui constituent un élément déterminant de la croissance de la productivité agricole.
Les espaces vierges diminuent comme peau de chagrin. Sur quoi gagnera-t-on des terres pour l'agriculture ? Sur le désert ?
L'eau elle même devient un problème.
Ne serait il pas plus sage de viser la stabilité démographique. S'agit il de faire une course avec l'Asie et ses plus de 4 milliards d'habitants ? C'est une course qui n'aura que des perdants, la nature, les hommes, notre avenir.
La fuite en avant n'a jamais constitué une bonne solution.
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machine senseo
Mais dans quelle course
Mais dans quelle course folle ce texte propose-t-il de lancer l'Afrique ? Quand ce continent aura 2 milliards d'habitants (et sera sur le chemin de 4, car nous sommes actuellement sur une tendance de doublement tous les 40 ans) croit-on vraiment que les problèmes seront plus faciles à régler qu'aujourd'hui ?
Le monde va bientôt manquer d'énergies fossiles qui constituent un élément déterminant de la croissance de la productivité agricole.
Les espaces vierges diminuent comme peau de chagrin. Sur quoi gagnera-t-on des terres pour l'agriculture ? Sur le désert ?
L'eau elle même devient un problème.
Ne serait il pas plus sage de viser la stabilité démographique. S'agit il de faire une course avec l'Asie et ses plus de 4 milliards d'habitants ? C'est une course qui n'aura que des perdants, la nature, les hommes, notre avenir.
La fuite en avant n'a jamais constitué une bonne solution.
Tout à fait d'accord avec
Tout à fait d'accord avec Didier (non vérifié) le ven, 09/17/2010 .
Ce genre d'article est une invitation à la destruction d'un environnement, notre environnement.
L'auteur nous donne l'exemple de Hong Kong. A croire que seul le fric est le résultat de l'abondance, l'abondance c'est l'abondance de bonheur et si vous croyez encore que le fric en est la base...
Je cite l'auteur: "Hong Kong a réalisé un miracle économique, et aujourd'hui, se targue d'une population de 7.026.400 d’habitants avec 6.460 habitants par km² (estimation de 2009). En outre, selon les estimations du FMI en 2009, le revenu par habitant y est de 42 748 $ US"
L'auteur parle d'un "miracle", seul le fric apparemment l'intéresse, mais d’après vous, d’où viennent les ressources pour faire vivre ces 7 millions d'habitants, surement pas de Hong Kong. Donc il faut bien plus de surface pour faire vivre cette population (champs, mines, routes, transports etc...).
Et vaut-il mieux vivre bien à 6 460 habitants par km2 ou vivre bien à 2 habitants par km2.
Ce genre de raisonnement est vraiment dangereux et c'est bien à cause de ce genre d’idées que le monde est en crises permanentes (économiques, sociétales, environnementales, raciales...).
Concernant les densités de
Concernant les densités de population:
- d'une part on ne peut pas comparer Hong Kong (1104 km², 7 millions d'hab, 6357 hab/km²) qui est une gigantesque ville avec un un pays dans son ensemble, mais plutôt à d'autres mégapoles équivalentes telle que New York (1214 km², 8 millions d'habitants, 6708 hab/km²) voire Lagos (3345 km², 9 millions d'hab, 2695 hab/km²).
De telles concentrations humaines (d'ailleurs tout à fait invivables, puisque les citadins occidentaux n'ont qu'une envie: s'enfuire le Week-end; ce que ne peuvent évidemment pa faire les habitants des bidonvilles de Lagos), ne sont d'ailleurs possibles que parce que d'autres terrains, autrement plus vastes, sont consacrés par ailleurs aux productions agricoles ou énergétiques.
Sous-entendre qu'on a une énorme marge en comparant la densité d'une ville à celle d'un continent n'est donc pas correct.
- d'autre part, une partie de l'Afrique est occupée par des déserts ou des zones peu propices à l'agriculture (une partie du sahel). Comptabiliser la surface de ces régions n'a donc pas de sens.
Ensuite, écrire « Si les tendances actuelles se poursuivent, l'Afrique peut se retrouver avec une croissance démographique négative » dans la situation présente où les prévisions sont au doublement de sa population d'ici donc 2050, ne correspond à aucune réalité.
« Il n'existe aucune relation entre la taille de la population et le développement » effectivement, mais personne ne le dit d'ailleurs. Par contre ce qui est aujourd'hui très clair et de nombreuses études le montrent (voir entre autres le démographe Jean Pierre Guengant), c'est qu'un taux de croissance démographique excessif nuit à celui de l'économie. Dans de nombreux pays d'afrique subsaharienne (Burkina Faso, Mali, Niger...), environ la moitié de la population a moins de 15 ans, ce qui provoque un taux de dépendance difficilement gérable, sauf à faire travailler les enfants, ce que n'hésitent pas à faire certains et qui est d'ailleurs régulièrement dénoncé. De même cette croissance permanente oblige à des investissements énormes dans la santé maternelle et infantile, dans l'éducation (d'ailleurs bien insuffisants actuellement), investissements publics qui ne peuvent pas être consacrés au développement économique.
Pour terminer, remarquons que cet article fait l'impasse
- sur le fait que l'Afrique peine (et c'est un euphémisme) à nourrir son milliard d'habitants. Compte tenu de la dégradation des terres arables et de la pénurie des intrants qui suivera celle du pétrole, comment fera-t-elle pour en nourrir 2 fois plus?
- sur la protection de l'environnement. L'Afrique, et c'est tout à son honneur, a conservé un peu de sa faune sauvage, ce qui n'est pas le cas de l'Europe et des régions densément peuplées. Or un effectif double sonnera le glas de toutes ces espèces: est-ce cela dont rèvent les africains? Plus de forêts, plus de savanes et des zoos en guise de bonne conscience?
Vous avez entièrement
Vous avez entièrement raison.les pays africains sont loin d'être les plus surpeuplés.En se referant aux chiffres nous sommes d'ailleurs sous-peuplés.Et c'est dommage qu'on établisse un lien entre nos populations et notre sous-développement.
Mais au dela de ça il faut dire qu'il est vrai que notre demographie a sa particularité.Au Burkina par exemple plus de la moitié de la population n'a pas plus de 15 ans révolus.mais cela ne peut etre un alibi pour expliquer le sous-developpement.Nous avons simplement mal de nos leaders qui n'en sont pas de vrais.
Encore merci.
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