Discipline de marché

Version imprimableVersion imprimable

Emmanuel Martin – Le 12 mars 2010. Les réactions récentes d’hommes politiques européens quant aux « spéculations » contre la dette grecque, tout comme les réticences de la banque à se responsabiliser suite à la crise de 2007-2008, révèlent un problème similaire : la fuite devant les responsabilités et la discipline de marché.

La tragédie grecque

Alors que les marchés se positionnent contre la dette de la Grèce, via la vente de ses obligations et l’achat de CDS (Credit Default Swaps), le Premier Ministre grec Georges Papandréou a crié au scandale. Il a été rejoint par Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Jean-Pierre Juncker dans ce concert de critiques à l’égard des « méchants » spéculateurs, le quartet ayant demandé à MM. Barroso et Zapatero une enquête européenne sur les CDS sur les obligations des État européens. En cas « d’abus de marché » ou d’un « impact considérable sur les taux d'intérêt » imputable à la spéculation, il faudra « y mettre fin ». On brûle d’impatience de savoir comment seront définis « l’abus de marché » et « l’impact considérable ».

Parce qu’en réalité, qui se positionne contre la Grèce ? « Des spéculateurs sans scrupules », une bande de honteux incendiaires qui s’est assurée « contre un incendie sur la maison de son voisin avant d’y mettre le feu », comme le suggère M. Papandréou ? Les CDS sont essentiellement une assurance contre le risque de défaut d’un émetteur. En cela ils ont permis justement à la Grèce de pouvoir trouver des investisseurs acceptant des taux d’intérêt moins élevés. Bien sûr certains spéculent avec les CDS sans détenir de dette grecque (les naked CDS), aggravant les difficultés de la Grèce sur le marché financier. Mais plus fondamentalement, et plus généralement, il se trouve aujourd’hui que si une institution est très exposée aux titres grecs et qu’elle se rend compte que le pays est au bord de la faillite, il est non seulement évident mais – finalement !- parfaitement responsable, qu’elle se protège de ce risque, pour éviter… sa propre faillite : elle vend donc des titres grecs et achète des CDS. Il n’y a rien d’immoral là-dedans.

Les coupables ne sont pas les « spéculateurs ». Qui a maquillé les chiffres des finances publiques grecques ? Qui a eu une politique irresponsable de dépenses publiques ? Qui est donc responsable de la crise grecque ? Comme le souligne le journaliste grec Takis Michas, les Grecs ont un penchant à facilement blâmer les Xenoi (étrangers) pour leurs problèmes et fuir leurs responsabilités.

Les hommes politiques européens surfent ici en réalité sur la vague de ressentiment à l’endroit de la finance après la crise de 2007-2008 et en profitent pour trouver des boucs émissaires bien pratiques. Belle leçon de démagogie. Ce que la plupart des commentateurs omettent de mentionner c’est que les politiques tentent de s’affranchir une fois de plus d’un garde-fou contre la mauvaise gestion de leurs États – mauvaise gestion qui date de bien avant la crise. Cela avait été d’abord les critères de Maastricht qu’on avait mis au placard, puis la lutte contre les paradis fiscaux, qui, quoi qu’on puisse en penser, exercent une saine concurrence fiscale obligeant les États qu’on pourrait apparemment appeler des « enfers fiscaux », comme la France, à prêter davantage attention à leurs dépenses publiques. Voilà désormais que l’on dit aux créanciers légitimement inquiets de ne plus exprimer leurs doutes. On a bâillonné la « constitution », les concurrents ; voilà venu le tour des créanciers. « Ne jamais gaspiller une crise », selon la formule bien connue désormais de Rahm Emanuel : un verrou de plus va-t-il sauter ?

Banques : crise de puberté

Dans l’affaire grecque, des banques font leur travail en forçant les politiques à prendre leurs responsabilités. Mais, ironie de l’histoire, les banques elles-mêmes ne sont pas prêtes à prendre les leurs dans un autre domaine : elles fuient l’idée de responsabilité dans les négociations sur de possibles « solutions » réglementaires pour la finance, suite à la crise de 2007-2008. La partie à trois se joue entre les régulateurs anglo-saxons et européens (du continent), et la finance. Cette dernière ne veut pas de durcissement de la réglementation, soutenant qu’elle sera désormais « bien sage ». La solution serait alors la responsabilité dans l’autonomie, mais la finance n’en veut pas non plus. Toujours le beurre et l’argent du beurre, en somme.

Il faut en effet se rappeler la source profonde de la crise de 2007-2008: l’irresponsabilité d’une bonne partie de la finance durant la préparation de la crise - une irresponsabilité posée par les réglementations et interventions diverses. Les institutions financières sont protégées par des filets de sécurité publics qui multiplient la possibilité de l’aléa moral dans leur gouvernance : quasi-assurance d’un sauvetage et assurance des dépôts avec l’argent du contribuable, quasi-assurance de l’afflux de liquidités si les choses tournent mal (le fameux « Greenspan put » aux USA), et donc régulièrement, assurance d’argent bon marché pour augmenter l’effet de levier.

Ainsi, des banques se sont comportées comme des gosses de riches qui peuvent faire toutes les bêtises qu’ils veulent parce que « papa est derrière ». Cela n’est plus du capitalisme, qui est, au contraire, un système de responsabilité dans lequel le capital est responsable des profits et pertes. C’est en réalité à ce système de responsabilité qu’il faut revenir, comme l’a souligné l’économiste Pascal Salin dans son dernier ouvrage*. Dans le cadre actuel profondément interventionniste et paternaliste, toutes les réglementations du monde pourront être contournées par les banquiers déresponsabilisés. Aucune ne permettra une véritable régulation efficace. Parce que dans un système décentralisé, la seule régulation efficace, c’est celle de la responsabilité. Elle est la boussole du système, celle qui fonde la discipline de marché.

Mais les banquiers, en enfants gâtés, préfèrent le mol oreiller de l’assistanat. Ils ne veulent pas de la discipline du marché. Les hommes politiques non plus.

Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org.

* Revenir au capitalisme pour éviter les crises, Odile Jacob, 2010.

Commentaires

1) « Les CDS sont

1) « Les CDS sont essentiellement une assurance contre le risque de défaut d’un émetteur. En cela ils ont permis justement à la Grèce de pouvoir trouver des investisseurs acceptant des taux d’intérêt moins élevés. »
Je crains de mal vous comprendre. Nous dites-vous que les CDS permettent à la Grèce de payer moins cher sa dette, ou qu’ils lui permettent juste d’élargir le champ des investisseurs potentiellement intéressés ?
L’acheteur de protection via un CDS paie régulièrement des primes et touche le pactole en cas de défaut. S’il détient l’actif sous-jacent, il se couvre. Par exemple, il détient un actif particulièrement rentable mais risqué (une obligation grecque). Le CDS annule la rentabilité élevée (il paie des primes), mais aussi le risque (il touche le pactole en cas de défaut).
Donc le CDS ne change rien pour l’entité qui présente un risque de crédit significatif et qui émet des obligations (la Grèce). Elle doit payer un spread élevé sur ses obligations car les souscripteurs pensent que c'est risqué de lui prêter. Le CDS permet juste à l’acheteur des obligations de se couvrir.
A la limite on peut considérer que les CDS accroissent la liquidité des marchés en favorisent la circulation des créances risquées. La Grèce trouve plus facilement preneur pour ses obligations, car celles-ci peuvent rentrer dans un portefeuille d’investissement peu risqué si elles sont hedgées par des CDS. Mais cela n’empêche en aucun cas la Grèce de payer des taux élevés sur sa dette (j’espère qu’on est bien d’accord là-dessus).

Le véritable problème, que vous pointez, c'est le comportement excessif de certains spéculateurs. Les naked CDS.
Ils engendrent des volumes de transactions déconnectés du marché réel des investisseurs. Cela accentue le phénomène de cascade que vous décrivez ici : http://www.unmondelibre.org/Martin_consensus_rechauffement_021209
Ainsi, Goldman Sachs et bien d’autres n’investissent pas sur le long terme, mais provoquent des « cascades ». Leur capacité d’intervention sur les marchés, absolument gigantesque, leurs permettent d’initier des mouvements qui leur seront très profitables. Ils se positionnent en masse contre la dette de la Grèce. Comme les autres investisseurs, qui observent le mouvement, sont contraints de suivre par prudence, cette position s’avèrera justifiée (la fameuse prophétie auto-réalisatrice). Ils pourront alors sortir de leur position, et ce seront certainement les premiers à le faire. Ils auront pris la vague dans le bon sens, du début à la fin. Ils pourront se verser des bonus indécents, malgré les émeutes qui sévissent en Grèce.

Petite parenthèse : le marché du CDS est une jungle, une « partie de poker ». N’importe qui peut vendre de la protection, sans apporter la garantie qu’il a les épaules suffisamment larges pour assumer. Les primes qu’il reçoit apparaissent dans sont P&L, ses engagements sont hors bilan. Et tout ça s’échange OTC, c'est-à-dire sans contrôle, sans règles (heureusement ça devrait bientôt changer : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=45679).

2) « Le fait que des territoires pratiquent des taux d'imposition plus bas agit comme une contrainte sur la gestion de l'argent public des voisins, car certains contribuables et entrepreneurs ou travailleurs peuvent être incités à partir si le fardeau fiscal est trop élevé par rapport aux services publics effectivement rendus. »
Petite mise au point qui a son importance. Pour les partisans de l’interventionnisme (donc pour la plupart des Français) les pouvoirs publics ne se résument pas à de simples prestataires de services.
Par exemple, pour un cancer qui coûte 100,000€ à traiter (exemple réel), je ne paie pas 100,000€ au système de santé public pour être soigné (une clinique privée peut le faire). Je ne paie pas non plus une cotisation régulière pour être soigné le jour où j’ai un cancer (une assurance privée et une clinique privée peuvent le faire). Le système de santé actuel prévoit que ceux qui le peuvent contribuent, et celui qui présente ce cancer est soigné gratuitement, quelques soit ses moyens et ses contributions passées.
Ces contributions ont un coût, et ceux qui supportent ce coût ne sont pas nécessairement ceux qui en profitent. Le même type de mécanisme permet aux territoires moins favorisés de se développer, à ceux sont qui n’ont pas les capacités de travailler de vivre dignement etc.
Le rapport avec les paradis fiscaux, c'est que ceux-ci, par la concurrence fiscale qu’ils exercent, privent les Etats qui ont choisi les mécanismes de péréquation décrits plus haut des recettes fiscales dont ils ont besoin. Que les pouvoirs publics fassent preuve d’une « gestion saine » et efficiente ne change rien à l’affaire, d’ailleurs vous le reconnaissez vous-même : « Je n'élude cependant pas le fait que même si les pouvoirs publics faisaient correctement leur boulot, certains chercheraient tout autant à fuir l'impôt. ». Je suis très curieux de lire votre prochain article.
Comme « contre-pouvoir à la gestion des deniers publics », je pense que la démocratie est plutôt efficace. La Cour des Comptes m’informe que telle institution dirigée par tel homme politique est mal gérée, donc à l’élection suivante je vote pour un autre homme politique. Exprimé avec les termes de l’entreprise : les dirigeants politiques sont le conseil d’administration, les électeurs sont les actionnaires. Ils peuvent révoquer le conseil d’administration s’ils ne sont pas satisfaits de sa gestion.
C'est très théorique, mais je suis persuadé qu’il existe des moyens internes efficaces pour s’assurer de la bonne utilisation des deniers publics.

3) Enfin un commentaire qui n’est pas hors-sujet. Je crois avoir compris que vous appelez à une plus grande responsabilité financière des acteurs économiques. Je suis parfaitement d’accord, quoiqu’à l’automne 2008 on faisait face à un risque systémique. La chute de Lehman a précipité la crise. En laissant s’écrouler le système bancaire, on serait peut-être reparti sur des bases plus saines (avec des acteurs responsabilisés), mais je doute que les conséquences sur le court terme eussent été indolores. Mais je ne fait là que spéculer sur des hypothèses qu’on ne pourra jamais vérifier.

4) Pour conclure, comme vous je pense que le capitalisme et l’économie de marché constituent le meilleur moyen que l’on connaisse pour produire des richesses. A ce titre il est juste d’appeler à la responsabilité financière des acteurs économiques.
Mais je suis persuadé qu’on ne peut croire en la discipline du marché, et que l’interventionnisme est indispensable pour des raisons sociales et environnementales. Pour cela je vous invite à consulter un autre de mes commentaires : http://www.unmondelibre.org/Martin_Sarkozy_chiffre_140909.

MERCI 1) « Les CDS sont

MERCI
1) « Les CDS sont essentiellement une assurance contre le risque
de défaut d’un émetteur. En cela ils ont permis justement à la Grèce de
pouvoir trouver des investisseurs acceptant des taux d’intérêt moins
élevés. »
Je crains de mal vous comprendre. Nous dites-vous que les CDS permettent
à la Grèce de payer moins cher sa dette, ou qu’ils lui permettent juste
d’élargir le champ des investisseurs potentiellement intéressés ?
LES DEUX
L’acheteur de protection via un CDS paie régulièrement des primes et
touche le pactole en cas de défaut. S’il détient l’actif sous-jacent, il
se couvre. Par exemple, il détient un actif particulièrement rentable
mais risqué (une obligation grecque). Le CDS annule la rentabilité
élevée (il paie des primes), mais aussi le risque (il touche le pactole
en cas de défaut).
Donc le CDS ne change rien pour l’entité qui présente un risque de
crédit significatif et qui émet des obligations (la Grèce). JE NE PENSE PAS
Elle doit
payer un spread élevé sur ses obligations car les souscripteurs pensent
que c'est risqué de lui prêter. Le CDS permet juste à l’acheteur des
obligations de se couvrir. OUI

A la limite on peut considérer que les CDS accroissent la liquidité des
marchés en favorisent la circulation des créances risquées. La Grèce
trouve plus facilement preneur pour ses obligations, car celles-ci
peuvent rentrer dans un portefeuille d’investissement peu risqué si
elles sont hedgées par des CDS. Mais cela n’empêche en aucun cas la
Grèce de payer des taux élevés sur sa dette (j’espère qu’on est bien
d’accord là-dessus).
VISIBLEMENT NON, MAIS JE PEUX ME TROMPER DANS MON RAISONNEMENT ECONOMIQUE DONC : LES QUANTITES N'ONT PAS D'INFLUENCE SUR LE PRIX.

Le véritable problème, que vous pointez, c'est le comportement
excessif de certains spéculateurs. Les naked CDS.
Ils engendrent des volumes de transactions déconnectés du marché réel
des investisseurs. Cela accentue le phénomène de cascade que vous
décrivez ici : http://www.unmondelibre.org/Martin_consensus_rechauffement_021209
Ainsi, Goldman Sachs et bien d’autres n’investissent pas sur le long
terme, mais provoquent des « cascades ». Leur capacité d’intervention
sur les marchés, absolument gigantesque, leurs permettent d’initier des
mouvements qui leur seront très profitables. Ils se positionnent en
masse contre la dette de la Grèce. Comme les autres investisseurs, qui
observent le mouvement, sont contraints de suivre par prudence, cette
position s’avèrera justifiée (la fameuse prophétie auto-réalisatrice).
Ils pourront alors sortir de leur position, et ce seront certainement
les premiers à le faire. Ils auront pris la vague dans le bon sens, du
début à la fin. Ils pourront se verser des bonus indécents, malgré les
émeutes qui sévissent en Grèce.
OUI

Petite parenthèse : le marché du CDS est une jungle, une « partie de
poker ». N’importe qui peut vendre de la protection, sans apporter la
garantie qu’il a les épaules suffisamment larges pour assumer. Les
primes qu’il reçoit apparaissent dans sont P&L, ses engagements sont
hors bilan. Et tout ça s’échange OTC, c'est-à-dire sans contrôle, sans
règles (heureusement ça devrait bientôt changer : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=45679).
OUI, J'AI BIEN CONSCIENCE QUE LE "MARCHE" (?) DES CDS EST PROBLEMATIQUE

A CREUSER DE MON COTE DONC.

2) « Le fait que des territoires pratiquent des taux d'imposition
plus bas agit comme une contrainte sur la gestion de l'argent public des
voisins, car certains contribuables et entrepreneurs ou travailleurs
peuvent être incités à partir si le fardeau fiscal est trop élevé par
rapport aux services publics effectivement rendus. »
Petite mise au point qui a son importance. Pour les partisans de
l’interventionnisme (donc pour la plupart des Français) les pouvoirs
publics ne se résument pas à de simples prestataires de services.
Par exemple, pour un cancer qui coûte 100,000€ à traiter (exemple réel),
je ne paie pas 100,000€ au système de santé public pour être soigné
(une clinique privée peut le faire). Je ne paie pas non plus une
cotisation régulière pour être soigné le jour où j’ai un cancer (une
assurance privée et une clinique privée peuvent le faire). Le système de
santé actuel prévoit que ceux qui le peuvent contribuent, et celui qui
présente ce cancer est soigné gratuitement, quelques soit ses moyens et
ses contributions passées.
Ces contributions ont un coût, et ceux qui supportent ce coût ne sont
pas nécessairement ceux qui en profitent. Le même type de mécanisme
permet aux territoires moins favorisés de se développer, à ceux sont qui
n’ont pas les capacités de travailler de vivre dignement etc.
Le rapport avec les paradis fiscaux, c'est que ceux-ci, par la
concurrence fiscale qu’ils exercent, privent les Etats qui ont choisi
les mécanismes de péréquation décrits plus haut des recettes fiscales
dont ils ont besoin.
J'EN DOUTE
Que les pouvoirs publics fassent preuve d’une «
gestion saine » et efficiente ne change rien à l’affaire, d’ailleurs
vous le reconnaissez vous-même : « Je n'élude cependant pas le fait que
même si les pouvoirs publics faisaient correctement leur boulot,
certains chercheraient tout autant à fuir l'impôt. ».
OUI

Je suis très
curieux de lire votre prochain article.
Comme « contre-pouvoir à la gestion des deniers publics », je pense que
la démocratie est plutôt efficace. VENEZ VOIR EN FRANCE
La Cour des Comptes m’informe que
telle institution dirigée par tel homme politique est mal gérée, donc à
l’élection suivante je vote pour un autre homme politique.
CE QUI NE CHANGERA RIEN...
Exprimé avec
les termes de l’entreprise : les dirigeants politiques sont le conseil
d’administration, les électeurs sont les actionnaires. Ils peuvent
révoquer le conseil d’administration s’ils ne sont pas satisfaits de sa
gestion.
TRES OPTIMISTE... L'HOMME POLITQIUE N'AYANT UN DROIT DE PROPRIETE ( JUSTEMENT) QUI NE COURT QUE JUSQU'A LA PROCHAINE ELECTION, IL A TOUT INTERET A GERER A COURT TERME POUR FAVORISER DES INTERETS ELECTORALEMENT  PROFITABLES.

C'est très théorique, mais je suis persuadé qu’il existe des moyens
internes efficaces pour s’assurer de la bonne utilisation des deniers
publics.
NAO  A L'ANGLAISE OUI, MAIS IL FAUT EN PLUS UNE CULTURE DEMOCRATIQUE QU'EN FRANCE NOUS N'AVONS PAS (SI, SI , J'INSISTE)

3) Enfin un commentaire qui n’est pas hors-sujet. Je crois avoir
compris que vous appelez à une plus grande responsabilité financière des
acteurs économiques. Je suis parfaitement d’accord, quoiqu’à l’automne
2008 on faisait face à un risque systémique. La chute de Lehman a
précipité la crise. En laissant s’écrouler le système bancaire, on
serait peut-être reparti sur des bases plus saines (avec des acteurs
responsabilisés), mais je doute que les conséquences sur le court terme
eussent été indolores.
POURQUOI "S'ECROULER" ? LES BONNES BANQUES RACHETENT, ET ONT RACHETE, LES MAUVAISES.
LEHMAN ? BARCLAYS ETAIT PRET A RACHETER LEHMAN, C'EST LE GVT ANGLAIS QUI A BLOQUE (POUR DES RAISONS COMPREHENSIBLES, MAIS BON...)
Mais je ne fait là que spéculer sur des
hypothèses qu’on ne pourra jamais vérifier.

4) Pour conclure, comme vous je pense que le capitalisme et
l’économie de marché constituent le meilleur moyen que l’on connaisse
pour produire des richesses. A ce titre il est juste d’appeler à la
responsabilité financière des acteurs économiques.
Mais je suis persuadé qu’on ne peut croire en la discipline du marché,
et que l’interventionnisme est indispensable pour des raisons sociales
et environnementales. Pour cela je vous invite à consulter un autre de
mes commentaires : http://www.unmondelibre.org/Martin_Sarkozy_chiffre_140909.
MERCI. CDS A CREUSER VISIBLEMENT.

 

1>Si bien évidemment

1>Si bien évidemment qu’un état est responsable de sa gestion. Mais elle reste relative et limitée. Relative, car la démocratie fonctionne de moins en moins, cette situation laisse le champ libre à la mafia, la corruption. L’État finit par représenter des intérêts particuliers. Limitée, car, les États ne créent pas leur monnaie, ils sont donc obligés de se soumettre à une politique monétaire qu’il ne maîtrisent pas.

3>Pourquoi certains contribuables et sociétés pourraient-ils s'évader fiscalement et ne pas payer leur dû á la collectivité ? En ne s'acquittant pas de leur paiement, ils contribuent à diminuer les ressources publiques et donc le service rendu. Cela pousse donc á la dégradation la qualité de service. Est-ce une bonne gestion de favoriser la diminution des recettes ?
(De plus, les paradis fiscaux sont des zones opaques qui permettent le blanchiment d'argent (drogue, armes...))

4>Laisser les financiers décider, c'est leur donner les clefs de la maison.... Les règles sont á décider par voix démocratique. Cela permettra de tout mettre á plat pour en définir de nouvelles pour le commerce des Hommes. Des règles qui imposeront autre chose qu'une fin financière.

5>Vous éludez encore habilement la question sur les conditions d'accumulation. Au sein des entreprises, certains accumulent plus que d'autres. Sur quelle base se fonde cette différence d'accumulation ? Si, dans les entreprises, certains accumulent plus, c'est qu'ils ont pris aux autres, non ? Pourquoi n'y voyez-vous pas un vol à main armée dans ce cas ? (je suis d’accord avec vous sur celui des banques)
Quand vous parlez de richesse. Est-ce la richesse de certains ou celle plus générale ? Si c'est la richesse particulière, c'est clair : l'accumulation fonctionne très bien.
Par contre dans l’autre cas (la richesse au cas par cas), seul le partage peut produire un enrichissement. Si cet enrichissement a progressé, comme vous le précisez, c'est grâce justement aux luttes pour le partage de la richesse : droit du travail, congés payés, sécurité sociale.... Sinon on serait encore au Moyen-âge.

Cordialement,

1. Complètement d'accord

1. Complètement d'accord sur le "relative". Pas tout compris sur le "limitée". La politique monétaire est impulsée par les autorités publiques.


3. Leur "dû" ? Si l'argent public est mal géré et que les impôts ne sont pas essentiellement affectés à des dépenses productives pour la communauté, peut-on parler de "dû" puisqu'il n'y a pas de service rendu à hauteur de l'impôt prélevé ? C'est le fondement de la démocratie me semble-t-il. On peut décider de rester esclave bien sûr. Question d'éthique.
Je n'élude cependant pas le fait que même si les pouvoirs publics faisaient correctement leur boulot, certains chercheraient tout autant à fuir l'impôt. Mais en règle générale un impôt raisonnable eu égard aux services rendus a pour effet d'inciter les gens à contribuer honnêtement. Ce sera l'objet d'un prochain article d'ailleurs.


4. On n'a pas à leur donner les clefs de la maison justement. Ou plutôt notre argent. S'ils osnt des "grands" ils doivent être capables de se discipliner.

5. Sur la base suivante : je suis entrepreneur, je prends un risque, je lance un projet, je fais mes 35 heures en deux jours et demi, je suis un meneur si je puis dire. Les "travailleurs" suivent, ne prennent pas de risque, sont aux 35 heures. A ceci près que personne ne les empêche de faire comme moi. Enfin, en France ce n'est peut-être pas vrai justement. Le Moyen Âge on en est sorti essentiellement grâce aux luttes d'entrepreneurs pour créer de la valeur, du service et générer des revenus pour les travailleurs que personne n'a forcé à se faire exploiter.

Le partage volontaire entre gens qui se connaissent et s'apprécient ou dans les associations volontaires,les libéraux se sont toujours battus pour. Le partage organisé par certains de manière obligatoire avec l'argent des autres, sans les garde-fous démocratiques c'est autre chose. Les libéraux se sont battus pour les garde-fous justement. La théorie du partage obligatoire à grande échelle a été testée dans la réalité. Je peux en parler puisque j'ai pas mal traîné dans les anciens pays de l'Est qui ont pratiqué cette théorie. Je crois qu'il parait qu'elle ne marche pas.

1> « Limitée » car la

1> « Limitée » car la politique monétaire est décidée par la BCE qui est un organe indépendant des autres institutions européennes et des États membres.

3> Vous raisonnez à l’envers M. Martin. C’est la baisse continue des recettes fiscales qui détériore le service rendu et non une détérioration du service rendu qui fait fuir les recettes. Quelques illustrations :
Au cours des années 1990, le taux de l’impôt sur les sociétés à été réduit de 50 % à 33,33 %, Au 2008, cet impôt a rapporté 49,8 Mds €. Au taux antérieur de 50 %, il aurait rapporté 72,3 Mds €. Le changement de taux a donc occasionné une «dépense fiscale» de 22,5 Mds . Pour abaisser le coût du travail salarié, de nombreux allégements de taux ou réductions d’assiette de cotisations sociales ont été accordés tout au long de ces derniers lustres aux entreprises, notamment sur les bas salaires (inférieurs selon le cas à 1,3 ou 1,6 le SMIC) ou sur les heures supplémentaires. Selon un récent rapport de la Commission de finances du Sénat, cet ensemble de «niches sociales» à engendré un manque à gagner de 42 Mds € en 2009 pour l’ensemble des organes de protection sociale. Pour les particuliers fortunés, vous avez une baisse de l’impôt grâce au bouclier fiscal :
«(…) les 100 000 contribuables réduisant le plus leur impôt [sur le revenu] en valeur absolue le réduisent chacun en moyenne de 15 420 euros. Si l’on se limite à 1 000 contribuables, ceux-ci réduisent leur impôt de près de 300 000 euros en moyenne. Quant aux 100 plus gros contribuables, ils réduisent leur impôt de plus d’un million d’euros en moyenne.» (Rapport de la Commission des finances).
Je suis impatient de lire votre article sur le sujet.

4> Non, non et non M. Martin ! on parle sérieusement là :) C’est quoi cette réponse ? : « …. il était une fois un pays merveilleux où tout le monde était respectueux de ses engagements. Tous montraient l’exemple surtout les « grands » qui parce que « grands » savaient se discipliner…. »…no comment ….

5>Ce point à grandement éveillé ma curiosité. Pourquoi dites-vous que les travailleurs ne prennent pas de risque ? si la boîte coule, ils coulent aussi. D'autre part, nous avions déjà convenu (il me semblait) que nous n’avions pas tous les mêmes possibilités, les mêmes « chances » paur lancer une affaire. Personne ne les empêche c’est sûr, c’est juste le contexte qui va les bloquer (il faut avoir des connaissances, de l’argent, des contacts…).
Des luttes d’entrepreneurs nous ont sortis du moyen âge ! De quelles luttes est-il question ?
Vous dites : « pour les travailleurs que personne n'a forcés à se faire exploiter ». Il s’agit donc bien d’une exploitation ??

1. La BCE est un organisme

1. La BCE est un organisme public.

2. Vous raisonnez à l'envers vous aussi. D'abord les prélèvements obligatoires n'ont cessé d'augmenter. De 35 % du PIB  au milieu des années 70 on est à un peu moins de 45 % aujourd'hui. 10 points en une génération. En souplesse... Les dépenses publiques elles aussi ont pris 10 points pour arriver à 54 % du PIB aujourd'hui. En souplesse encore.
Effectivement on a dû baisser le taux d'impôt sur les entreprises. Pourquoi ? Vous raisonnez dans un monde imagianire où les incitations n'existent pas visiblement. Le rendement de l'impôt baisse après un certain seuil de son taux : un taux de 50% et un taux de 33% n'ont pas du tout la même incidence sur les incitations à créer des entreprises. Au plus taux est élevé au moins vous aurez d'entreprises. Donc dire qu'on va appliquer le taux de 50% à la base fiscale qui existe pour un taux de 33% est une erreur de raisonnement. La base fiscale pour un taux de 33% est supérieure à celle pour un taux de 50% du fait des incitations justement.
D'ailleurs votre remarque sur les charges sociales tourne autour du même problème : pourquoi doit-on baisser les charges sociales ? Parce que sinon les entreprises ne peuvent tout simplement pas embaucher. Parce que quand j'embauche un salarié au taux normal il me coûte le double de ce qu'il reçoit en net sur son compte en banque. Le double. Vous allez me dire "Et alors ? les entreprises peuvent payer !". Eh bien non justement. Les entreprises en France ça n'est pas Total et consors. Ce sont essentiellement des PME qui peinent à joindre les deux bouts. Et quand vous êtes dans une région en retard de développement (les Alpes etc...), votre marché (essentiellement de proximité) est de petite taille. Cela signifie que quand on vous impose des taux de salaire d'un région avancée, vous ne pouvez tout simplement pas rentabiliser vos emplois, vos salariés coûtent plus cher que ce qu'ils vous rapportent : vous détruisez de la valeur, vous n'en produisez pas.
Sur le bouclier fiscal, je comprends qu'on puisse être allergique aux riches. Mais en mettant en place des politiques contre les riches, on fait deux choses : on les fait fuir, et surtout, on empêche les pauvres de pouvoir s'enrichir. Je ne vois pas le progrès social.

4. Je ne comprends pas ce qui vous révolte, alors que je pense que nos points de vue se rejoignent. Laisser les banquiers se débrouiller comme des grands sans l'argent du contribuable, c'est plutôt une bonne chose non ? S'ils sont vraiment des capitalistes comme ils le prétendent, ils devraient justement avoir du capital, et pas ... 8% de ratio prudentiel, voir 5 fois moins pour les activités de marchés (pour les titres les mieux notés). Quand on dit clairement à un entrepreneur : si tu fais une bêtise tu perds et il n'y aura personne pour venir payer à ta place pour les conséquences de tes actions, je pense que c'est plutôt un signe de progrès non ?

5. Non justement il ne s'agit pas d'une exploitation, j'ai utilisé le vocabulaire marxiste que j'aurais du mettre entre guillemets pour que cela soit plus clair visiblement.
Les travailleurs ne prennent pas de risque à monter un projet que je sache.
Effectivement, certains ont plus de possibilités que d'autres. Ce qui est triste justement c'est qu'on mette les bâtons dans les roues à ceux, qui sont "défavorisés" et qui pourraient s'associer pour monter des projets : lever du capital est extrêmement compliqué pour les petits projets en France. Que ce la soit pour créer ou pour faire croîtres les PME. Il faudrait prendre le modèle britannique des business angels par exemple et simplifier la réglementation à cet égard.
Visiblement vous n'avez pas mené d'entreprise, puisque c'est une lutte de tous les jours - et toutes les nuits. D'ailleurssur le MoyenÂge, attention, si je peux me permettre. La première partie du Moyen Âge européen, jusqu'au 11° disons,  est une période de recul humain, la monnaie disparait au début, les communautés se replient, la division du travail recule. C'est la belle époque de la décroissance, en pratique ! La deuxième partie, fondée sur un développement capitaliste commercial est nettement plus intéressante pour l'humanité. L'entrepreneuriat, quelques inventions et une stabilité politique due en partie à la fragmentation, ont permis à la civilisation de revenir en Europe. 

Cordialement,

EM

Bonjour M. Martin, 1. Je

Bonjour M. Martin,
1. Je n’est pas dit que ce n’était pas public, mais que c’était indépendant. « Afin de mener à bien sa mission et pour assurer la crédibilité et la stabilité de l’euro, la BCE jouit d’un haut degré d’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique » (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/acti...). Ce qui signifie donc qu’elle est en dehors du pouvoir politique (comme défini) et par voix de conséquence, en dehors du contrôle des états et des citoyens.

2. Eh non, c’est faux !! l’évolution du taux de prélèvements obligatoires en % du Pib est en chute depuis 10ans : 45,5% en 99, 43,9 en 2002, 42,8% en 2008…
Vous parlez d’incitation à créer des entreprises quand l’impôt sur les sociétés baisse ? L’incitation à faire plus de profit ? Alors, je suis d’accord avec vous. Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que cela fait moins de recettes fiscales.
Je suis d’accord avec vous, toutes les entreprises ne sont pas des Total. C’est pour cela que quand des mesures du type : baisser les charges sont promulguées, soi disant pour les PME, ce sont les grosses sociétés à fort bénéfice qui en bénéficient le plus en comparaison. Faible embauches (voir le chômage !), faibles salaires d’embauche, mais grosse baisse des recettes fiscales.
C’est pour cela qu’il est nécessaire de faire des différences entre PME, TPE…et multinationale ; plus qu’actuellement (taux normal de l’IS est de 33,33 %, toutefois, pour les sociétés qui réalisent un chiffre d'affaire annuel hors taxes inférieur à 7 630 000 euros, le taux d’imposition à l’IS est abaissé et varie en fonction de conditions liées à son capital) et d’appliquer un impôt progressif sur les sociétés. On peut également penser à un système de « charges sociale » progressif fonction du type d’entreprise (batiment, restauration…). Cela permettrait de réguler de façon global les efforts de chaque entreprise et leur redistribution (c.f votre ex. des Alpes). Du coup, vous utilisez la valeur produite d’un côté pour aider à la création de valeur d’un autre.
Ce ne sont pas des politiques « contre » les riches, mais des politiques pour qu’ils participent de façon proportionnelle qui feront que les pauvres vont pouvoir s’enrichir, car l’appauvrissement des uns entraîne l’enrichissement des autres (et inversement). Le tout est de savoir qui va s’appauvrir ? Les plus riches ou les plus modestes ?…

4. On a dû mal se comprendre ;-) Cela dit, pourquoi, au lieu de dire ils sont assez grands, ne pas vouloir mettre en place des règles qui garantissent tout ce que vous avez mentionné ?

5. Je ne comprends pas pourquoi vous faites primer « l’intellect » sur les « bras » ? Ces deux composantes sont essentielles pour la réalisation du projet ! pourtant, l’une est très largement rémunérée par rapport à l’autre, pourquoi ? Que ferez-vous sans maçons pour construire un projet immobilier ? Sans technicien pour votre projet de garage ? sans serveur dans votre nouveau restaurant ?
Ceux qui sont défavorisés ne peuvent pas lever de capitaux, car ils n’ont aucune garantie à apporter aux banques (les banques ne prennent plus de risque) ils ne peuvent que vendre leur force de travail et se faire exploiter.
Mener une entreprise, c’est une lutte de tous les jours pour rester dans le marché et donc dans le processus concurrentiel (voir notre autre discussion). Une lutte pour augmenter les parts de marché et non une lutte pour améliorer les conditions sociales.

Emmanuel Martin, pourquoi

Emmanuel Martin, pourquoi vous citez ce journaliste? Et si je vous dis que j'ai lu un autre journaliste qui a dit le contraire, alors que devient le débat?

Exact, j'ai oublié de

Exact, j'ai oublié de spécifier le lien vers l'article de ce journaliste sur notre site. Réparé.

Merci pour votre

Merci pour votre article,
Vous senblez imputer la responsabilité de la crise grecque aux seuls dirigeants du pays. Ce n’est pas complètement vrai. Car cette tricherie s’inscrit dans les « règles » actuelles du fonctionnement des marchés. Les banques fonctionnent de la même façon… Dans cette partie de poker le but du jeu est de bluffer un maximum pour pouvoir continuer le jeu. Il arrive un moment ou les autres participants demandent à voir les cartes et la c’est la surprise. Ce sont les régles qui sont irresponsables et pas forcément (tous) les participants. La question est donc plus de savoir qui fabrique les règles?

Au passage, pourquoi les dépenses publiques seraient-elles mauvaises si elles permettent aux citoyens d’en retirer une amélioration de leur qualité de vie ?
Vous êtes axé sur l’aspect financier et valorisez les paradis fiscaux, ces zones de non-droit fiscal oû il est permis de traficoter à l’abri des regards. Vous semblez pourtant promouvoir une certaine responsabilité du capitalisme, est-il vraiment compatible de faire cohabiter zones d’ombre et responsabilité ?

C’est le monde de la finance, la bourse qui impose ses règles du jeu, et ce, car le capitalisme ne pourrait pas se développer sans cela. Pour faire de l’argent il faut des outils qui permettent de faire de l’argent : LBO, VAD, CDO, subprimes... qui à créé tous ces outils ? Les Grecs ?

Votre nostalgie provient du fait que vous découvrez de façon candide les nouveaux outils (et leurs répercutions) mis en œuvre par le capitalisme pour faire du capital. Votre boussole est le signe de cette nostalgie, du temps qui passe et des règles qui tombent. Le capital recherche du capital c’est son unique boussole : l’argent. De ce fait, il lui est impossible d’être responsable et d’avoir une ligne de conduite comme vous le pensez. Comment voulez-vous responsabiliser ? et quelle est donc cette discipline de marché ?

Cordialement,

Merci de votre

Merci de votre commentaire.

1. Goldman Sachs est en effet aussi à critiquer dans cette affaire. Pas de doute.  Mais le décideur, c'est tout de même le politique grec. La question est de savoir plutôt sur quelles bases se fabriquent les règles. Celles de la responsabilité ou pas.Je crois que nous sommes d'accord si je comprends bien.

2. Il y a les bonnes et les mauvaises dépenses publiques. En Grèce les dépenses publiques sont en large partie détournée pour du favoritisme ou de la corruption et ne sont pas destinées aux citoyens dans leur ensemble. cette partie des dépenses publiques est donc antisociale. Voir le journaliste grec, tachis Michas sur la question : http://www.unmondelibre.org/Michas_Grece_230210

3. je ne valorise pas les paradis fiscaux. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Ils posent le problème de l'état de droit, notamment par leur influence sur l'Afrique et je le reconnais. J'ai même interviewé Xavier Harel sur la question (en partie ) : http://www.unmondelibre.org/node/699 . Mais force est de constater que les paradis fiscaux représentent aussi un garde-fou indirect à la mauvaise gestion des deniers publics et à l'arbitraire fiscal dans les "démocraties" où ni le vote ni les cours des comptes ne permettent de contrôler l'action du parlement et du gouvernement.

4. Les outils de marché sont une bonne chose si les acteurs sont responsables encore une fois, grâce à des règles de responsabilité. Politiques comme banquiers. Si à chaque fois qu'il y a un problème pour les uns ou les autres c'est les contribuables qui doivent payer il est évident que "l'innovation financière" n'ira pas dans le sens de l'intérêt commun.

5. Quand on a dit que le capitalisme cherche à faire de l'argent on a tout dit et on a rien dit. C'est complètement évident, rien à redire. Le problème est de savoir s'il le fait dans le respect, encore une fois, des règles de responsabilité ou pas. Si justement chaque fois qu'il y a des pertes, elles sont payées par quelqu'un d'autre, c'est à dire que nous ne somme splus dans la responsabilité, alors le système ne peut fonctionner, c'est bien évident. 
C'est ça la notion de discipline de marché : les choix des entrepreneurs sont guidés par le système de profits et de pertes. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de juste faire des profits tant qu'on peut (profits privatisés) et puis s'il y a des pertes on les "refile" aux contribuables (pertes mutualisées). Le risque de la faillite justement tempère l'avidité des profits excessifs de court terme, elle impose une stratégie responsable de profits.
Il y a sans doute à réfléchir sur l'arrêt des bailouts systématiques , l'arrêt d'une politique monétaire accomodante pour donner des liquidités quand il faut (ce qu'a fait Greenspan pendant des années). Par ex, il y a eu juste une seule crise  bancaire en 1866 au Royaume-Uni (faillite) après que la
banque d'Angleterre a clairement explicité , en 1857 qu'il n'y aurait
plus de sauvetage. Les incitations étaient correctement posées : responsabilité, celui qui perd se débrouille (et ce jusqu'à Northern Rock).

Il faut aussi revoir la structure propriétaire des banques pour qu'il y ait plus de vrai capital, et moins éparpillé (avec des propriétaires capitalistes responsables qui ont une vue de long terme parce qu'ils ont un véritable intérêt dans l'affaire). mais justement les grandes banques n'en veulent pas. Elles veulent continuer à avoir le beurre et l'argent du beurre. 

Cordialement,

EM

1.Goldman Sachs est en effet

1.Goldman Sachs est en effet aussi à critiquer dans cette affaire. Pas de doute. Mais le décideur, c'est tout de même le politique grec. La question est de savoir plutôt sur quelles bases se fabriquent les règles. Celles de la responsabilité ou pas.Je crois que nous sommes d'accord si je comprends bien.

>Le politique grec à des marges de manœuvre réduite. Si l’on vous dit que l’on joue au poker, il vous sera difficile (mais pas impossible) de dire qu’il faut changer les règles ou encore qu’il faut changer de jeu. Les règles se bâtissent en répondant à cette question : comment faire un maximum d’argent avec un minimum d’argent dans un minimum de temps ? On comprend aisément que la responsabilité n’a pas sa place ici !

2.Il y a les bonnes et les mauvaises dépenses publiques. En Grèce les dépenses publiques sont en large partie détournée pour du favoritisme ou de la corruption et ne sont pas destinées aux citoyens dans leur ensemble. cette partie des dépenses publiques est donc antisociale. Voir le journaliste grec, tachis Michas sur la question : http://www.unmondelibre.org/Michas_Grece_230210

> Vous avez raison sur l’argent détourné (favoritisme et corruption)

3. je ne valorise pas les paradis fiscaux. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Ils posent le problème de l'état de droit, notamment par leur influence sur l'Afrique et je le reconnais. J'ai même interviewé Xavier Harel sur la question (en partie ) : http://www.unmondelibre.org/node/699 . Mais force est de constater que les paradis fiscaux représentent aussi un garde-fou indirect à la mauvaise gestion des deniers publics et à l'arbitraire fiscal dans les "démocraties" où ni le vote ni les cours des comptes ne permettent de contrôler l'action du parlement et du gouvernement.

> Je ne vous suis pas, mais votre avis m’intéresse J. En quoi les paradis fiscaux se poseraient-ils en garde-fou à la mauvaise gestion des deniers publics ?

4. Les outils de marché sont une bonne chose si les acteurs sont responsables encore une fois, grâce à des règles de responsabilité. Politiques comme banquiers. Si à chaque fois qu'il y a un problème pour les uns ou les autres c'est les contribuables qui doivent payer il est évident que "l'innovation financière" n'ira pas dans le sens de l'intérêt commun.

>Vous tournez en rond, vous précisez : « les acteurs sont responsables … grâce à des règles de responsabilité ». Qui va fonder ces règles de responsabilité ? Les banquiers ? Les citoyens ? Les boulangers ?

5. Quand on a dit que le capitalisme cherche à faire de l'argent on a tout dit et on a rien dit. C'est complètement évident, rien à redire. Le problème est de savoir s'il le fait dans le respect, encore une fois, des règles de responsabilité ou pas. Si justement chaque fois qu'il y a des pertes, elles sont payées par quelqu'un d'autre, c'est à dire que nous ne somme splus dans la responsabilité, alors le système ne peut fonctionner, c'est bien évident.
C'est ça la notion de discipline de marché : les choix des entrepreneurs sont guidés par le système de profits et de pertes. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de juste faire des profits tant qu'on peut (profits privatisés) et puis s'il y a des pertes on les "refile" aux contribuables (pertes mutualisées). Le risque de la faillite justement tempère l'avidité des profits excessifs de court terme, elle impose une stratégie responsable de profits. Il y a sans doute à réfléchir sur l'arrêt des bailouts systématiques , l'arrêt d'une politique monétaire accomodante pour donner des liquidités quand il faut (ce qu'a fait Greenspan pendant des années). Par ex, il y a eu juste une seule crise bancaire en 1866 au Royaume-Uni (faillite) après que la banque d'Angleterre a clairement explicité , en 1857 qu'il n'y aurait plus de sauvetage. Les incitations étaient correctement posées : responsabilité, celui qui perd se débrouille (et ce jusqu'à Northern Rock).
Il faut aussi revoir la structure propriétaire des banques pour qu'il y ait plus de vrai capital, et moins éparpillé (avec des propriétaires capitalistes responsables qui ont une vue de long terme parce qu'ils ont un véritable intérêt dans l'affaire). mais justement les grandes banques n'en veulent pas. Elles veulent continuer à avoir le beurre et l'argent du beurre.
Cordialement,
EM

>La discipline de marché n’est donc axée que sur le profit financier. Comment ne pas voir que la discipline de marché dont vous parlez repousse la responsabilité sociale, la responsabilité environnementale… et maintenent la responsabilité des pertes ?
Pourquoi ? Car le capitalisme doit toujours accumuler, toujours plus : il lui est donc impossible de se « discipliner ».

A mon sens, votre erreur de lecture provient du fait qu’il vous est difficile de concevoir l’accumulation comme un transfert : ce que j’accumule d’un côté je le prend d’un autre. Pour masquer le pendant négatif de l’accumulation (le:« je le prends d’un autre côté ») vous dites, en substance : « ce que j’accumule d’un côté, je le prends de façon responsable d’un autre » puis par contraction « accumuler de façon responsable » . Ce que vous traduisez par : « une stratégie responsable de profit », « propriétaires capitalistes responsables », « des règles responsables », « savoir s'il le fait dans le respect ».
Tout cela insinue qu’il existe une manière respectable d’accumuler. En fait, je voudrais juste savoir ce que vous mettez derrière le mot responsable ?

Cordialement,

1. Un État n'est pas

1. Un État n'est pas responsable de sa gestion des finances publiques ? Je ne vous suis pas.

3.Le fait que des territoires pratiquent des taux d'imposition plus bas agit comme une contrainte sur la gestion de l'argent public des voisins, car certains contribuables et entrepreneurs ou travailleurs peuvent être incités à partir si le fardeau fiscal est trop élevé par rapport aux services publics effectivement rendus. C'est le principe de la concurrence fiscale. Qui n'est pas selon moi, "que dommageable".Elle pousse au contraire au respect des principes démocratiques de saine gestion des deniers publics.

4. Les régulateurs et le législateur mais aussi les autorités monétaires, les responsables de la finance.  Exactement comme on a fixé les règles du droit des société etc.

5. La discipline de marché est fondée sur la recherche de profit. Mais pas dans un vide juridique, de manière encadrée pour certaines externalités commela pollution soient prises en compte. Pour "accumuler" si vous voulez, il faut bien prendre en compte les parties prenantes. Et d'abord le client... L'accumulation crée la richesse (quand elle ne se foruvoie pas), je crois ne pas être démenti par leniveau de développement que nous avons atteint... C'est un jeu à somme positive justement quand elle se fait en responsabilité : effectivement si j'accumule en prenant des risques insensés parce que je sais que si je perds, c'est le voisin qui paye, là il y a problème. C'est ça être responsable: respecter les droits des autres (ce qui inclut leur droit à ne pas être pollué par exemple) et ne pas taper à la porte du contribuable quand les choses tournent mal parce qu'on a fait des mauvais choix.Lorsque je paye un impôt pour renflouer une banque qui a fait n'importe quoi, on me parle de solidarité nationale. Moi j'y vois un vol à main armée. Et de l'irresponsabilité patentée. Le capitalisme, ça ne marche pas comme ça : on assume ses décision. Tant que des grosses entreprises pourront échapper à leurs responsabilité, on ne serapas dans du vrai capitalisme.

Cdlt, EM

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ est gardé secret et ne sera pas montré publiquement.